Marina de Casa : 60% des résidences et plateaux de bureaux achevés d’ici fin 2013

Les résidences en phase d’achèvement ont été commercialisées à  70%. Les travaux de construction du centre commercial seront entamés ce mois d’avril et les hôtels seront mis en chantier d’ici la fin de l’année.

Il y a quelques mois encore, le projet Casablanca Marina n’existait qu’à travers d’innombrables plans et maquettes qui présageaient d’un ouvrage d’envergure. A présent, il est difficile de ne pas remarquer les premiers bâtiments du complexe en longeant la portion de la corniche entre le port et la mosquée Hassan II. Il est plus marquant encore de voir les 800 à 1 000 ouvriers du chantier faire avancer le projet sur les chapeaux de roue.

Les premiers bureaux et résidences, dont la construction a démarré en 2009, devraient être livrés dans les prochains mois. Précisément 374 unités résidentielles sur un total de 625, soit près de 60%, en sont actuellement aux finitions et devraient être achevées d’ici la fin de l’année. Il en va de même pour 62% de la surface de bureaux proposée, soit 80 000 m2 sur un total de 130 000 m2 qui devraient être achevés entre juillet et fin 2013. «La construction du reste devrait démarrer l’année prochaine», précise M’Hammed El Merini, directeur général d’Al Manar Development, filiale de la CGI en charge du projet.

Pour l’heure, les équipes du projet planchent sur la commercialisation et il faut dire que la tâche est ardue dans le contexte économique actuel, moins pour le résidentiel que pour les bureaux. Les 374 résidences en phase d’être achevées ont jusqu’à présent été commercialisées à 70%. L’offre consiste en appartements et duplex allant de 60 à 430 m2 dont des sortes de villas en bas d’immeuble disposant d’un jardin privatif. Le tout est commercialisé entre 25 000 et 30 000 DH TTC le m2 selon la vue, l’étage, la superficie…

S’agissant des bureaux, deux types d’immeubles sont proposés. La première catégorie que l’on aperçoit en façade du projet consiste en immeubles cédés en entier à un acheteur unique, soit une entreprise souhaitant établir son siège ou un investisseur dans le locatif professionnel. Avec des superficies d’au moins 6 000 m2 par immeuble, il est clair que la commercialisation de tels produits est complexe, déjà que les prises de décision pour la location d’un simple plateau se sont sensiblement rallongées. En fait, jusqu’à présent, les équipes d’Al Manar n’ont pu vendre qu’un immeuble de 12 000 m2 à un groupe dont l’identité est pour l’heure gardée secrète. Pour ce qui est des investisseurs, les initiateurs du projet ont dû changer leur fusil d’épaule pour convaincre. En effet, auparavant, ces investisseurs opéraient des transactions en blanc, c’est-à-dire qu’ils achetaient des immeubles et les mettaient eux- mêmes en location en acceptant de supporter le risque commercial que cela représente. Mais dans l’actuel contexte de frilosité, ils n’admettent plus de supporter un tel risque. De fait, pour les encourager à franchir le pas, Al Manar a décidé de prendre en charge dans un premier temps la mise en location et ce n’est qu’à partir d’un certain seuil de placement que la propriété de l’actif sera transmise aux investisseurs. Même avec cette configuration, le management d’Al Manar confie à
demi-mots que le rythme des ventes reste lent.

La deuxième catégorie d’immeubles de bureaux, localisée en deuxième ligne du projet, au même titre que les bâtiments résidentiels est, elle, commercialisée sous forme de plateaux à partir de 300 m2. Les prix de vente vont de 27 000 à 30 000 DH le m2 tandis que la location coûte entre 190 et 220 DH le m2.

Mais en dépit d’un positionnement essentiellement business et résidentiel (plus de 60% de l’offre immobilière), Casablanca Marina regroupera d’autres types d’activités. «Ces différentes composantes sont conçues de manière à se relayer tout au long de la journée pour créer une animation permanente au niveau du site», explique M. El Merini.

15 000 m2 de surface commerciale en plus du centre commercial

Ainsi, les travaux pour la construction d’un centre commercial de 45 000 m2 devraient démarrer ce mois d’avril après réception des autorisations nécessaires. La commercialisation de cette composante devrait intervenir juste après le démarrage de la construction. En plus de cette offre, 15 000 m2 de surface commerciale, soit une trentaine de commerces, est éparpillée dans tout le projet et est nichée notamment au rez-de-chaussée des immeubles. Ces derniers commerces sont vendus à 50 000 DH le m2 et certains ont déjà été acquis par des enseignes d’ameublement, d’électroménager et d’épicerie fine, ainsi que par une banque. En outre, un fitness spa et une crèche sont d’ores et déjà prévus en accompagnement des bureaux.

Viennent ensuite les hôtels dont la construction devrait démarrer avant la fin de l’année. L’offre en la matière consiste en un 4* business de 200 chambres, un 5* de 300 chambres (150 mètres pour une quarantaine d’étages, soit la plus haute tour de Casablanca) incluant un palais des congrès offrant 5 000 sièges et une unité de grand luxe de 150 chambres. La gestion de ce dernier établissement sera confiée à l’indien Oberoi, de même que le 5* sera confié à l’américain Mariott. Reste l’hôtel 4* pour lequel plusieurs gestionnaires se sont déjà manifestés.

Autre composante du projet, la marina qui sera équipée de 135 anneaux dès son lancement et dont la capacité devrait être portée à terme à 400 anneaux. «La base juridique permettant cela est déjà prête», fait-on savoir. A noter que pour assurer la réalisation et la mise en exploitation du centre commercial, des hôtels et de la marina, Al Manar a constitué des filiales auxquelles tous les terrains nécessaires ont été cédés. De la sorte, Al Manar reste concentrée sur son cœur de métier qui est la promotion immobilière.

Enfin, Casablanca Marina accueille un aquarium qui sera mis en place en partenariat avec la ville. Concrètement, Al Manar s’engage à mettre à la disposition de la commune le terrain nécessaire en plus d’un accompagnement au niveau des phases d’étude ainsi que la recherche de l’investisseur et du gestionnaire de cet équipement. Jusqu’à présent, seule l’étude de marché a été achevée. Le modèle d’équipement vers lequel on s’oriente est ce que l’on appelle «Aquarium de quatrième génération», c’est-à-dire une installation ayant des fonctions de loisir mais aussi éducatives et scientifiques.

En outre, des contacts ont été initiés avec l’aquarium de Valence, leader en Europe, pour conclure un partenariat. Le choix de cette entité se justifie par les similarités avec la ville de Casablanca du point de vue social et touristique, sachant qu’auparavant des contacts avaient été initiés avec des opérateurs asiatiques sans aboutir.

Tous les ouvrages du projet au même titre que plusieurs autres travaux de voierie (voir encadré) devraient être finalisés au plus tard en 2016. Jusqu’à présent, le projet dont l’enveloppe globale atteint 8 milliards de DH a été financé via des fonds propres, des emprunts bancaires ainsi que les avances de la clientèle. A ce dernier titre, précisons que les résidences commercialisées jusqu’à présent ont été payées à 40%, le reste étant réclamé à la livraison.