Marché publicitaire : 9% de hausse sur les quatre premiers mois

Les télés continuent d’accaparer 60% de l’investissement en pub média, la presse vient au 2e rang.
Les annonceurs prévoient une hausse de 7 à 8 % par rapport à 2007 sur toute l’année.

En dépit d’un tassement du dynamisme économique, le marché publicitaire a progressé de 9 % sur les quatre premiers mois de l’année par rapport à la même période de 2007. Cette hausse peut sembler faible, comparée à celle des deux précédentes années, mais pour le Groupement des annonceurs du Maroc (GAM) il s’agit d’une progression normale.

D’après ses prévisions, le secteur terminera l’année sur une évolution de 7 à 8 %. «C’est la progression moyenne qui a toujours été enregistrée par le marché publicitaire, sauf pour les années exceptionnelles où la hausse a été de deux chiffres », explique Fatim-Zahra Ammor, vice-présidente du groupement. D’ailleurs, les professionnels estiment que la comparaison avec 2007 n’est pas significative «du fait que l’arrivée du troisième opérateur téléphonique Wana avait dopé l’activité publicitaire».

Le chiffre d’affaires du marché publicitaire, l’année dernière, avait en effet augmenté de 18 % par rapport à la précédente, à près de 3 milliards de DH, sachant tout de même qu’en 2006 la croissance avait frôlé les 13%. La progression la plus remarquable reste cependant celle de 2003, année au cours de laquelle les investissements en publicité ont bondi de 35% en raison de la montée en puissance de Méditel.

En résumé, les observateurs sont d’avis que l’évolution du marché est correcte et que le potentiel reste important. Il est en outre signalé que, «comparé au marché européen qui évolue annuellement de 2 %, le marché domestique affiche des taux correspondant à ceux d’un secteur en croissance».

Essoufflement en avril
Au niveau des régies publicitaires, on souligne toutefois que l’investissement publicitaire s’est essoufflé en avril. Ceci est dû «au fait que les opérateurs téléphoniques et l’Etat n’ont pas beaucoup communiqué». Une reprise est cependant espérée en juin.

Abondant dans ce sens, Mme Ammor estime que la baisse d’activité est ponctuelle et découle des stratégies de communication des annonceurs et de la saisonnalité de certains produits. D’ailleurs, poursuit-on, plusieurs campagnes sont attendues pour les mois à venir, notamment pour des produits fortement consommés en été et durant le Ramadan qui coïncide avec la rentrée.

Les statistiques des quatre premiers mois laissent penser, une fois de plus, que la répartition du chiffre d’affaires du secteur ne changera pas. Les supports médias représentent 56 % et le hors- médias 44 %. Pour la part des médias, la télévision est toujours en tête avec 60 % du chiffre d’affaires global. La presse écrite arrive au deuxième rang avec 19 %, suivie de l’affichage 11 % et de la radio avec 9 %. Le reliquat va à d’autres supports.

Pour ce qui est des annonceurs, les opérateurs de télécommunication restent en tête de liste, suivis des deux lessiviers (Unilever et IMM), puis des produits alimentaires et des boissons gazeuses. Un classement qui change légèrement durant le mois de Ramadan avec la montée de l’agroalimentaire en deuxième position.