Marchands ambulants au Maroc : qui doit faire appliquer la loi ?

De quelle autorité dépendent les marchands ambulants ? Autorités communales et ministère de l’intérieur se renvoient la balle.

De quelle autorité dépendent les marchands ambulants ? Autorités communales et ministère de l’intérieur se renvoient la balle. Contacté par «La Vie éco», le service Dar Al Khadamat qui relève du Conseil de la ville de Casablanca décline toute responsabilité en la matière. Pour ses responsables, il y a bien la loi de 1918 qui régit l’occupation provisoire du domaine public, mais qui ne concerne pas les marchands ambulants. «Si ces derniers occupent le domaine public, c’est au ministère de l’intérieur de les déloger. Nous, on s’occupe d’un magasin ou d’un café qui veulent aménager une terrasse, une foire qui veut se tenir dans un lieu public… Si les concernés ne demandent pas une autorisation, nos agents vont sur place pour faire respecter la loi», est-il précisé.

Pourtant au sein de la préfecture de Casa-Anfa, sise bd. Moulay Youssef, où existe une division des affaires économiques, les responsables estiment que c’est le Conseil de la ville et les arrondissements communaux, qui, en vertu de la loi de novembre 1918 (toujours en vigueur, avec quelques amendements mineurs) relatif à l’occupation du domaine public, qui en sont responsables. «N’est-ce pas eux qui encaissent les taxes d’occupation du domaine public ?», ironisent-ils.

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