Machines-outils et robots : le Maroc, un marché prometteur

Plus de 1 000 entreprises venant d’une trentaine de pays ont participé au Salon BI-MU organisé du 4 au 8 octobre à Milan. Deux parcours étaient aménagés : Make de BI-MU pour ceux qui conçoivent et construisent et Buy de Sfortec Industry pour ceux qui achètent des pièces techniques et des services pour leur activité.

Les industriels de plus de 30 pays se sont donné rendez-vous du 4 au 8 octobre au Salon BI-MU de Milan, dédié aux machines-outils, procédés d’automatisation, robots et composants industriels. Sur 90 000 m2, quelque 1 070 entreprises ont exposé durant quatre jours plus de 3 000 machines d’une valeur totale estimée à 450 millions d’euros. La 30e édition de cette grand-messe de l’industrie mondiale, qui se tient tous les deux ans, s’est déroulée en présence de centaines d’industriels, notamment marocains, intéressés par les techniques de montage et d’assemblage, les robots industriels, la vision artificielle, l’automatisation industrielle, les composants mécatroniques et autres. Les solutions exposées peuvent être appliquées dans tous les secteurs industriels : de l’automobile et la production de machines et installations pour l’usinage des métaux, à l’électrotechnique-électronique et le pharmaceutique, en passant par la cosmétique, l’alimentaire et les télécommunications.

La production mondiale de machines-outils a grimpé de 7,3%

Cette année, pour faciliter les visites, les organisateurs ont proposé deux parcours en parallèle : Make de BI-MU, pour ceux qui conçoivent et construisent, et Buy de Sfortec Industry, pour ceux qui achètent des pièces techniques et des services pour leur activité.  Aux côtés de l’offre internationale traditionnelle de machines-outils, robots, systèmes d’automation et technologies auxiliaires, BI-MU a ajouté à son spectre les technologies additives, les systèmes de puissance fluide, la mécatronique et les procédés de finition des surfaces. Ce sont en particulier ces derniers, représentant les domaines avec un grand potentiel d’innovation, qui ont immédiatement conquis l’intérêt de très nombreux exposants. Selon les organisateurs, le développement net de ces technologies de production à travers le monde et l’application de plus en plus fréquente dans les secteurs représentés par BI-MU, accompagnés de la formule de l’espace dédié, ont favorisé la hausse du nombre d’exposants qui a doublé par rapport au salon de 2014.

Il faut dire que cette édition intervient dans un contexte plutôt favorable. D’une part, d’importantes mesures de politique industrielle, notamment la nouvelle loi Sabatini et le super amortissement à 140%, ont été prises pour soutenir les investissements en système de production. D’autre part, la production mondiale de machines-outils a grimpé de 7,3% en 2015 à près de 70,5 milliards d’euros; la consommation mondiale a augmenté de 7,7% en se fixant à plus de 70,2 milliards. Le marché asiatique a absorbé 57,8% des ventes globales, le marché européen 25,9%, et les Amériques 15,2%. Le reste est allé vers d’autres régions, notamment l’Afrique et l’Australie. De plus, la demande asiatique, prise dans son ensemble, a augmenté de 8%, témoignant d’un plus grand dynamisme par rapport à la demande venant d’Europe et des Amériques.

Les prix des machines n’ont augmenté que de 0,9% par rapport à 2014

Dans ce contexte, l’industrie italienne a pu renforcer sa quatrième place parmi les constructeurs mondiaux (après la Chine, le Japon et l’Allemagne) grâce à l’augmentation de la production, et elle s’est confirmée troisième parmi les exportateurs. En effet, la production italienne de machines-outils, robots et systèmes d’automatisation s’est élevée à 5,2 milliards d’euros, en hausse de 7,8% par rapport à 2014. Selon les industriels, le carnet des commandes est également en hausse, se fixant à 5,9 mois de production garantie, contre 5,6 mois auparavant. Un autre facteur encourageant : les prix des machines n’ont augmenté que de 0,9% par rapport à 2014.

Sur le marché africain, les exportations italiennes retrouvent de la vigueur en signant une croissance de 8,7%, à 91,8 millions d’euros grâce à l’effet de locomotive des ventes en Algérie (+32,9%), Afrique du Sud (+20,6%) et Tunisie (+16,2%). Par contre, les exportations vers l’Egypte sont en baisse (-15,1%). La demande de ces pays reste néanmoins bien supérieure à celle du Maroc. Sur ce registre, les industriels italiens affirment que le Royaume compte parmi les marchés les plus prometteurs. Les industriels marocains qui ont fait le déplacement ont pu vérifier la capacité de l’offre italienne à satisfaire les besoins spécifiques de leurs plans d’investissement, en visitant directement les stands des entreprises italiennes. Plusieurs contacts B2B ont été tenus en marge du salon. Les opportunités d’affaires détectées seront suivies de près par l’Italian Trade Agency (ITA) au Maroc pour leur concrétisation.