Lydec augmente ses frais de branchement eau et assainissement

Une hausse de 6% touche la participation au premier établissement (PPE) et quelques autres prestations.

Lydec a procédé au mois d’août dernier à un léger réaménagement de la tarification de certaines prestations. Il ne s’agit pas des tarifs appliqués à la consommation mais de ce qu’on appelle les para-tarifs. Dans cette catégorie sont regroupés les redevances fixes (entretien, location et branchements), les tarifs d’interventions ponctuelles (liés à la fraude) et surtout la «participation au premier établissement» (PPE), payée par les clients à l’occasion d’un nouveau branchement.
Mais selon les explications qui nous ont été fournies par Bouchra Ghiati, directrice de la communication chez Lydec, les augmentations concernant la PPE toucheront uniquement les nouveaux branchements eau et assainissement et non l’électricité. Mme Ghiati qualifie d’ailleurs le montant de l’augmentation d’insignifiant : «9 DH pour chaque portion de 150 DH». Un petit calcul s’impose toutefois pour y voir plus clair. Nous reprendrons donc le cas pratique utilisé par Lydec dans son guide à l’usage des lotisseurs et promoteurs immobiliers.

Les para-tarifs sont restés inchangés depuis 1996
Dans cet exemple, pour un lotissement qui comprendrait deux lots de villas (1 200 m2 et 800m2), quatre lots pour immeubles dont un économique, deux lots industriels (700 m2 et 1 400 m2) et un lot pour équipements publics (four et hammam), le lotisseur doit payer, au titre des participations aux infrastructures, 280 957 DH HT pour l’assainissement et 90 866 DH HT pour l’eau potable. En appliquant la règle des 9 DH par tranche de 150 DH, le même projet devra s’acquitter de 297 814 DH pour l’assainissement et 96 300 DH pour l’eau potable, toujours HT. Ce qui donne une hausse de 6%.
Il faut signaler que cette augmentation ne tombe pas forcément dans les caisses de Lydec mais dans le fonds des travaux qui sert à financer les infrastructures en réseau, en plus des investissements réalisés par le concessionnaire.
Les autres réaménagements, quant à eux, sont de moindre ampleur. Ils concernent des prestations ponctuelles comme une pose de compteur ou une opération de déplombage, par exemple. Chacune de ces opérations est revue à la hausse à hauteur de 3 DH. De plus, dans la totalité des cas, ces opérations sont liées à des constats de fraudes, rappelle Bouchra Ghiati qui explique à l’occasion que la para-tarification est restée inchangée depuis 1996. Il fallait bien les réajuster, ajoute-t-elle, et cela couvre à peine l’inflation notée ces dernières années