Louis Vuitton traque les contrefacteurs

Des produits saisis au Maroc ont été détruits à  Marrakech.


Huit dossiers en cours d’instruction à  Casablanca.

Fermeté contre les contrefacteurs. C’est ce que vient de démontrer le célèbre malletier Louis Vuitton. Son représentant exclusif basé à La Mamounia (Marrakech) a récemment procédé à la destruction de plusieurs articles contrefaits saisis dans le pays.
D’autres opérations du même genre sont prévues
Cette opération, qui constitue une première au Maroc pour la célèbre marque française, fait suite à un arrêt rendu le 24 septembre 2002 par la cour d’appel de commerce de la ville ocre. Me Kamal Salama, avocat de Louis Vuitton, qui, au passage, tient à rappeler le soutien des autorités locales, juges, représentants de la police, huissiers, et agents d’exécution, prévient que l’opération ne sera pas la dernière. «Huit dossiers sont en cours d’instruction à Casablanca et trois à Marrakech», annonce-t-il.
Notons que la contrefaçon, au même titre que le piratage ou la violation de la propriété intellectuelle, est un fléau social et économique qui vise particulièrement les marques célèbres. Si le Maroc ne figure pas en tête de peloton des pays contrefacteurs (l’Asie du Sud-Est n’a pas d’égal dans ce domaine), il suffit de parcourir les artères des quartiers commerçants ou de déambuler dans les souks des grandes villes pour se rendre compte que le phénomène est loin d’être marginal.
L’Asie du Sud-Est arrive en tête du peloton pour la contrefaçon
Pour pallier ce fléau, les multinationales et certains Etats ont décidé d’agir à travers des campagnes de sensibilisation ou des mesures coercitives à l’égard des fraudeurs et des consommateurs. Le Maroc n’est pas en reste. Désormais, l’étau se resserre donc sur les contrefacteurs