L’Oriental totalement désenclavé d’ici 2008

Sur les cinq années à venir, 11 milliards de DH seront investis dans les infrastructures lourdes.
Fer de lance : le tourisme, avec des investissements de plus de 50 milliards
de DH.

Avec sa dernière visite à Oujda, le Souverain aura bouclé une bonne douzaine de déplacements dans la région. Une attention royale particulière qui a enclenché une dynamique dont les deux axes fondamentaux sont l’économique et le social. Quelques chiffres donnent la mesure des ambitions pour la région : sur les cinq années à venir, ce sont 11 milliards de DH qui ont été alloués aux seules infrastructures lourdes. Rien que dans le cadre de l’INDH, ce sont quelque 160 MDH qui ont été dépensés au titre du programme d’urgence pour le deuxième semestre de 2005.

A côté de cela, outre les 12 milliards de DH que compte engager le groupe espagnol Fadesa dans la station balnéaire Saïdia, d’ici 2009, pour un total de 30 000 lits, quatre autres projets d’envergure, initiés par d’autres investisseurs, sont en train d’être finalisés pour un total de 120 000 lits. Avec tout cela, le total des investissements touristiques pour les années à venir est évalué à 42 milliards de DH par le Centre régionl d’investissement (CRI) de l’Oriental.

Une zone franche est prévue à Nador
L’aspect industriel, pour sa part, n’est pas en reste, puisqu’une zone franche est prévue à Nador, comprenant quatre tranches.
A côté de ces actions de grande envergure, d’autres projets ont vu le jour et plusieurs autres sont en cours. Il s’agit, entre autres, de la faculté pluridisciplinaire de Nador, d’une capacité de 500 places, opérationnelle depuis septembre 2005, et d’une école d’ingénieurs, l’INSA, qui, elle aussi, est entrée en service en 2005, avec l’appui financier de l’INDH. La faculté de médecine, dont les travaux ont été lancés en juillet 2006, pourra accueillir, pour sa part, jusqu’à 1 100 étudiants à partir de fin 2007.

Selon Mohamed Ibrahimi, wali de la région, il est clair que l’Oriental constitue un des pôles les plus porteurs de croissance et de développement au niveau du pays. D’ailleurs, la région est en phase d’être désenclavée avec la rocade méditerranéenne qui sera achevée fin 2008 en même temps que la voie ferrée entre Taourirt et Nador (110 km).

Résultat final : toute la région deviendra plus accessible, ce qui favorisera l’investissement, l’emploi et le développement humain. Et la contrebande dans tout cela ? «Elle sera ramenée à sa juste dimension, c’est-à-dire une activité accessoire comme il en existe dans toutes les régions frontalières du monde», répond M. Ibrahimi.