L’opération «Haj 2007» fait des mécontents parmi les agences de voyages

Le nouveau système mal compris par les voyagistes et par le public
Plus d’inscrits à  Marrakech et Agadir, le Grand Casablanca fait moins que l’année précédente.

L’opération “Hadj 2007” risque de faire des déçus chez les agences de voyages. Avec le nouveau système d’attribution des places mises à  la disposition du Maroc (possibilité laissée aux pèlerins de choisir entre le ministère des habous et les agences privées, et attribution des places par tirage au sort au niveau national), elles ont vu leur part diminuer par rapport aux années précédentes. Au lieu de 33 % de la quote-part du Maroc qui s’élève à  32 000 personnes, soit 10 500 pèlerins, les agences n’ont réussi à  attirer selon les critères de libre choix que 26 % des candidats, soit 8 000 places à  répartir entre celles qui seront sélectionnées par le ministère sur la base d’un cahier des charges. 250 agences ont postulé cette année pour participer à  l’opération, mais la plupart d’entre elles ignorent les modalités de répartition dont la définition pourrait créer une belle foire d’empoigne.

Ce qui risque de créer encore plus de remous est le fait que lors des inscriptions, certaines régions ont largement dépassé le quota qui leur était habituellement octroyé, et d’autres ont vu leur part reculer par rapport au quota ministériel. A la Fédération nationale des agences de voyages (Fnavam), on se refuse pour l’instant à  livrer le nombre d’inscrits par région. Son président, Fouzi Zemarani, dit vouloir réserver la primauté de l’information aux membres de son conseil d’administration qui devait se réunir ce vendredi 25mai.

Mais on apprend que Marrakech a vu le nombre des inscrits aux agences augmenter de plus de 40%, Agadir de 16%, alors que le Grand Casablanca aurait fait beaucoup moins que l’année précédente.

Des candidats déçus des Habous cherchent des places dans le privé
Cet état de fait est diversement interprété. Pour certains, c’est la faute du ministère des habous qui a fait fi des agences de voyages pour se tailler la part du lion. Pour d’autres, dont le président de la Fnavam, «ce sont les villes o๠les agences sont aguerries à  la conception de produits touristiques qui ont enregistré les meilleurs scores». Ainsi, à  l’avenir, le privé aura tout intérêt à  sortir le grand jeu pour attirer le plus de candidats au pèlerinage, y compris dans le monde rural. La vérité est que ce nouveau système a manqué de communication claire.

L’on en veut comme preuve le fait que de nombreux candidats inscrits auprès des Habous mais qui n’ont pas eu la chance d’être retenus se replient sur les agences de voyages pour chercher une place, ignorant que, pour eux, les jeux sont déjà  faits.