L’ONT redresse la barre

Transformation en SA, réduction du personnel et une meilleure gestion du système des vignettes ont permis à l’office de changer de visage

L’ONT est bénéficiaire pour la deuxième année consécutive.

L’ONT (Office national du transport) s’apprête à réunir son conseil d’administration pour la première fois depuis deux ans. Au menu, l’évaluation des résultats dans le cadre des nouvelles missions que la loi 16/99, réformant et libéralisant le transport de marchandises, lui a conférées. En clair, l’ONT a-t-il réussi son passage d’office public monopolisant le fret de marchandises à une société de transport et de logistique comme les autres ?
Toujours est-il que, depuis janvier 2002, un certain nombre d’actions de restructuration ont été menées. Ces actions ont consisté, d’une part, à débarrasser l’office de certaines attributions (gestion de la caisse de retour à vide, ou encore de l’assurance maladie), et, d’autre part, d’assainir sa propre gestion administrative et financière, tout en mettant sur pied une nouvelle stratégie commerciale. Un nouvel organigramme a vu le jour pour accompagner ces transformations et surtout préparer le projet de loi relative à sa transformation en société anonyme. Ce texte, rappelons-le, sera discuté à la deuxième Chambre après son adoption par la première.

152 départs volontaires et 150 titularisés
Sur le plan des ressources humaines, les actions les plus notables sont le transfert de la Caisse médicale interne, en déficit chronique, à la Mutuelle générale. Au niveau de la revalorisation des retraites, l’ONT a racheté des points au profit de son personnel pour la période 1990-1999. Dans la foulée, si une réduction de l’effectif a été réalisée dans le cadre d’une opération de départs volontaires qui a touché 152 personnes, pour une enveloppe globale de 31 MDH, 150 agents occasionnels ont été titularisés, avec une priorité pour les personnes ayant choisi les services extérieurs de l’office.
Par ailleurs, l’office s’est débarrassé d’un bon nombre d’agences non rentables et a procédé à la rénovation de certaines autres, de même qu’il a supprimé les moyens de transport pour son personnel, moyennant la hausse de l’indemnité kilométrique.
Enfin, l’adoption d’un nouveau système de traitement de l’information et l’acquisition de nouveaux logiciels s’est traduite par une meilleure gestion des vignettes pour les services rendus à l’administration, et surtout par la sécurisation de ce procédé qui avait connu beaucoup de défaillances et d’abus.
De manière générale, la rationalisation de la gestion de l’ON T a été axée sur l’arrêt du gaspillage qui a donné des résultats probants, d’autant plus que son portefeuille est resté pratiquement intact. Ainsi, les dépenses de fonctionnement ont été, grâce à ces actions, réduites de 27 % en 2002, et de 15 % en 2003. Après un résultat négatif de 3,62 MDH en 2001, l’office a réalisé un bénéfice de 64,40 millions en 2002 et 75,59 millions en 2003.

L’adoption d’un nouveau système de traitement de l’information s’est traduite par une meilleure gestion des vignettes, un système qui connaissait beaucoup d’abus.