L’Onep prend en charge la gestion de la Société des eaux du Cameroun

L’Onep et Véolia ont été les deux concurrents retenus après l’étude des offres techniques.
L’opérateur marocain enlève le contrat grà¢ce à  une
meilleure offre financière.

Deuxième sortie réussie à  l’international de l’Office national de l’eau potable (Onep). Après avoir décroché pour 220 millions de dollars le contrat d’assistance technique au projet d’alimentation en eau potable de la capitale mauritanienne, Nouakchott, en partenariat avec la société française Canal de Provence, l’office vient de s’adjuger le contrat de gestion par affermage (voir encadré) de la société nationale des eaux du Cameroun (Snec). L’information, quasi-officielle, devrait être confirmée dans les jours qui viennent par le gouvernement camerounais. Piloté par la Banque mondiale, qui finance la mise à  niveau du système de distribution de l’eau potable au Cameroun, le processus de sélection du «fermier» qui aura la charge de l’exploitation des activités de production, de transport, de stockage, de distribution et de commercialisation de l’eau potable au Cameroun, a vu la participation de grands concurrents. Deux seulement ont été retenus après l’ouverture des plis techniques : l’Onep et le français Véolia. Mais c’est l’office marocain qui sera retenu puisque son offre financière a été jugée meilleure. Aucune information sur le montant de cette offre n’a cependant été communiquée. L’Onep se verra donc confier, en principe début septembre 2007, l’affermage de la Snec pour une durée de dix ans.

Une première tentative de privatiser la Snec en 2001 avait échoué. La société se débattait alors dans d’énormes problèmes, en particulier la chute de la production et la mauvaise qualité de l’eau, le cumul d’arriérés vis-à -vis du fisc et des fournisseurs et le non versement des salaires des employés. Les autorités camerounaises avaient, dès 2002, pris un train de mesures pour redresser la situation de la Snec, en partenariat avec la Banque mondiale, et il semble, selon la presse locale, que la «mariée est désormais belle», ce qui explique l’intérêt que lui ont porté les investisseurs étrangers. Mais la qualité de l’eau reste problématique. L’Onep aura donc à  déployer tout son savoir-faire et son expertise pour offrir aux Camerounais une eau de bonne qualité.