L’ONCF dépense 90 000 DH par an et par km dans l’entretien du réseau ferroviaire

La maintenance du réseau et du matériel roulant a englouti 640 MDH en 2011. 300 kilomètres de voies seront renouvelés sur les axes Rabat-Casablanca, Settat-Marrakech et Fès-Oujda d’ici 2015. Un budget d’un milliard de DH est arrêté pour la réhabilitation du matériel roulant au titre du Plan 2010-2015.

Chaque année, l’Office national des chemins de fer (ONCF) investit des sommes importantes pour l’entretien de son réseau ferroviaire et du matériel roulant. Le résultat de ce travail n’est pas toujours visible sur la qualité du service et des équipements de confort. Pourtant, le coût moyen annuel de l’entretien des voies ferrées et des installations (caténaire, signalisation, ouvrage d’art et bâtiments) s’élève à 90 000 DH par kilomètre. Sachant que le réseau ferroviaire national est long de 1 907 km de lignes dont 20% à double voie et 53% électrifié, l’enveloppe est d’environ 206 MDH.
S’y ajoutent les dépenses de maintenance du matériel qui se sont élevées, selon l’office, à 412 MDH en 2011, en plus de 21,5 millions de dépenses occasionnées par les actes de vandalisme, de détérioration du matériel et de vol de certaines matières. Le tout se monte à 640 MDH.
Ceci en dehors d’une enveloppe de 100 MDH allouée dans le cadre du programme d’investissement 2010-2015 pour améliorer le parc de locomotives électriques qui a une moyenne d’âge de 24 ans.

100 voitures de voyageurs seront rénovées

L’office subdivise cette activité d’entretien en trois composantes. Il y a d’abord l’entretien courant des voies en service pour permettre la circulation des trains en assurant des conditions de sécurité satisfaisante et éviter que ces éléments ne se détériorent et occasionnent, par conséquent, des dépenses additionnelles de réparation. Il s’agit donc d’entretiens préventifs réalisés suite aux rapports des équipes en charge de la prospection, lesquelles font des tournées périodiques pour détecter la naissance d’anomalies. Les tests de fiabilité sont aussi réalisés à l’aide d’engins de mesure spécialisés. Ces tournées sont intensifiées lors de périodes particulières (intempéries, chaleur forte ou vents violents. etc).
La deuxième composante concerne le renouvellement et la modernisation des installations ferroviaires. Ainsi, pour la période 2010-2015, l’ONCF prévoit le renouvellement entier de 300 kilomètres de voies sur les axes Rabat-Casablanca, Settat-Marrakech et Fès-Oujda. En parallèle, il sera procédé aussi à la modernisation des caténaires sur une partie de ces voies. De même, la signalisation sur les axes Casablanca-Kénitra et Tanger-Sidi Kacem sera modernisée. Il est ainsi programmé la mise place de nouvelles technologies informatiques de gestion du trafic.
La troisième a trait à la modernisation du parc de voitures voyageurs. Dans ce cadre, il est prévu la rénovation de 100 voitures de voyageurs dont 35 de première classe. Ces travaux comprennent la rénovation des sièges, du système de climatisation, la fermeture automatique des portes, etc. Un deuxième lot de 205 voitures devra être l’objet du même traitement. Ce parc de matériel roulant se compose aujourd’hui de 116 locomotives de lignes, 95 locomotives de manœuvre, 14 rames automotrices, 372 voitures de voyageurs et 6 894 wagons de marchandises. Sur la période 2010-2015, un budget d’un peu plus d’un milliard de DH est arrêté pour la réhabilitation de ce matériel roulant.
Rappelons que l’ONCF avait opté pour les rames automotrices à deux niveaux dont le premier train a commencé à circuler en janvier 2007. Un contrat de 24 rames avait alors été signé avec la société italienne Alanso Breda pour un budget de 2 milliards de DH.