L’Ona injecte 100 MDH dans Acima

Cet apport porte le capital à  625 MDH
Objectif : multiplier par 3 le nombre d’ouvertures de supermarchés
Le chiffre d’affaires devrait atteindre 4 milliards de DH en 2010.

Quelques mois après un divorce avec le français Auchan, qui aura coûté 3,27 milliards de DH à  l’Ona, ce dernier accélère le rythme de développement de ses deux filiales, désormais à  100% marocaines, Marjane Holding et Acima. Le premier groupe privé du pays, qui reprochait à  son ex-partenaire dans les métiers de la distribution de freiner l’élan de leurs co-entreprises marocaines de par sa vision étriquée de la rentabilité à  court terme, vient d’injecter 100 MDH dans Acima SA qui détient la chaà®ne de supermarchés éponyme. Cet apport qui porte le capital à  625 MDH est destiné à  financer la première phase du nouveau plan ambitieux de développement 2008 – 2010 à  l’issue duquel le réseau devrait totaliser 50 supermarchés contre 24 à  fin septembre 2007.
La moyenne annuelle des ouvertures d’unités – entre 2 et 3 au cours des deux dernières années – sera donc multipliée par 3. En 2007, Acima n’a étoffé son réseau qu’à  travers deux sites à  Casablanca (Ghandi Mall et Inara).
Taille critique et autofinancement
Sur le plan des ressources humaines, l’Ona se prépare déjà  à  la forte explosion des besoins en ressources humaines avec une montée en charge de son propre Institut de formation aux métiers du commerce et de la distribution, dont l’objectif est d’améliorer la compétence du personnel par des cycles de formation continue, notamment en matière d’animation des points de vente dans le cadre du plan de développement.
Conjuguée à  la croissance organique des supermarchés déjà  opérationnels, cette augmentation de la vitesse de déploiement devrait porter le chiffre d’affaires d’Acima à  plus de 4 milliards de DH en 2010 contre 1,6 milliard de DH à  fin 2006, niveau déjà  supérieur de 19,7% à  celui de 2005. Outre cet impact considérable, le nouveau plan volontariste conférera enfin à  la première chaà®ne de supermarchés au Maroc une taille critique à  même de lui permettre d’autofinancer son développement sans faire appel régulièrement à  de nouveaux apports de fonds par la maison mère. En d’autres termes, et à  l’instar de Marjane aujourd’hui, l’excédent brut d’exploitation devrait être suffisamment élevé pour financer en bonne partie le programme d’investissement et rémunérer les créanciers sans déséquilibrer le rapport entre la dette et les fonds propres