L’OMPIC veut valoriser le design marocain

La corrélation entre croissance économique et nombre de brevets déposés n’est plus à démontrer. Les exemples japonais, coréen et aujourd’hui chinois ont démontré que la compétitivité économique est profondément liée à l’innovation.

Qu’il soit industriel, technologique ou simplement décoratif, le design est un levier important de cette innovation porteuse de croissance. C’est pourquoi l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) et l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) ont décidé de généraliser le projet pilote «Namadij» relatif à la gestion des dessins et modèles industriels (DMI), qui a déjà bénéficié à 26 entreprises.

L’objectif d’une telle campagne était d’abord de sensibiliser les PME à l’utilisation stratégique du système de propriété industrielle. En effet, selon l’Indice mondial de l’innovation (un classement évaluant les résultats en matière d’innovation de 141 pays du monde entier en s’appuyant sur 79 indicateurs), le Maroc occupe la 78e place. Il existe donc une marge énorme de progression, sachant que «le design industriel marocain commence à montrer certains signes de maturité», selon Adil El Maliki, directeur général de l’OMPIC. Et d’ajouter : «Depuis son lancement en 2014, le projet Namadij a connu une adhésion au niveau des entreprises nationales qui ont montré un grand intérêt pour valoriser leurs créations en matière de design, dans divers secteurs allant du prêt-à-porter, en passant par l’ameublement, jusqu’à la fabrication de rubans élastiques ou de produits électriques». Le réseau a également réussi à fédérer des associations professionnelles (CGEM, AMP, AFEM), des écoles liées à la création (Casa Moda Academy, ESITH), ou encore des institutions ministérielles (ministère de l’artisanat, ANPME).

Ainsi, l’institution chargée de promouvoir la protection de la propriété industrielle veut pousser les entreprises à investir davantage dans la recherche et l’innovation, notamment en matière de marques et de dessins et modèles industriels. Ces derniers confèrent une valeur ajoutée au produit et induit une hausse de la demande et du rendement économique pour ses producteurs. Le dessin devient ainsi un actif intangible qu’il convient de protéger. La protection de l’OMPIC est une garantie juridique fiable depuis la promulgation de la loi 17.97 modifiée et complétée par la loi 23-13 relatives à la propriété industrielle.