Logistique : quatre contrats sectoriels signés dans les prochains jours

Les contrats relatifs à  la distribution interne, aux flux import-export, à  la formation et aux matériaux de construction sont finalisés. Le travail se concentre désormais sur l’élaboration des deux contrats restants, ceux des flux agricoles et des flux énergétiques. Des réunions sont prévues avec les ministères concernés pour proposer une première version des contrats aux opérateurs dans les prochaines semaines.

Plus que quelques jours avant la signature des premiers contrats d’application sectoriels entrant dans le cadre de la stratégie nationale pour la compétitivité logistique. Selon l’Agence marocaine pour le développement de la logistique (AMDL), les quatre contrats dont La Vie éco avait annoncé les détails en avant-première (édition du 31 janvier 2014) sont complètement finalisés.

Il s’agit pour rappel de ceux relatifs à la distribution interne, aux flux import-export, à la formation et aux flux des matériaux de construction. Aujourd’hui, ces documents n’attendent plus que la cérémonie officielle que devraient organiser les autorités de tutelle dans les quelques jours à venir.

«La finalisation des quatre contrats a nécessité un délai supplémentaire parce qu’il fallait y intégrer les modifications proposées par les professionnels», explique Younes Tazi, DG de l’AMDL. En effet, bien qu’ils aient été rédigés en concertation avec le secteur privé, ces contrats ont été soumis à la consultation des opérateurs concernés une fois élaborés.

Ces derniers ont soumis une dernière série de remarques qui ont nécessité des modifications dans les textes. «Dans le fond, les différentes actions proposées sont restées les mêmes. Tout ce qui a changé concerne quelques modalités de leur mise en œuvre, avec notamment l’intégration de nouveaux intervenants dans les projets», ajoute la même source. Maintenant, l’agence et ses partenaires se penchent sur l’élaboration des deux autres contrats d’application sectoriels restants.

Il s’agit de celui des flux énergétiques et du contrat des flux agricoles. Les réunions avec les différents départements ministériels concernés se tiennent actuellement et, selon les prévisions de l’AMDL, une première version des textes devrait être proposée aux professionnels dans les semaines à venir avec l’espoir de les finaliser durant le mois de juin.

L’étude sur la logistique urbaine lancée

Parallèlement à ces contrats, l’agence se penche également sur le projet de structuration de la logistique urbaine. A ce niveau, une étude devait être entamée en début d’année. Finalement, elle ne l’a été que récemment, vu que le premier appel d’offres lancé dans ce sens s’est révélé infructueux.

Actuellement, un grand cabinet de la place travaille sur la question avec l’appui d’experts internationaux. L’objectif est de définir les contours d’une vision stratégique devant permettre de réduire l’impact des flux de transport de marchandises à l’intérieur des villes. Cette étude devrait également constituer un préalable à la mise en place des différentes zones logistiques multi-flux prévues dans le cadre de la stratégie nationale, et qui seront positionnées dans les périphéries des villes. En attendant, le cas de la logistique urbaine dans le Grand Casablanca semble être considéré à part.

Et pour cause, dans le cadre du plan d’actions prioritaires initié par les autorités de la ville, un volet spécifique a été consacré à la logistique urbaine. Lors de la session ordinaire du conseil de la ville tenue le 27 mars, un projet d’organisation de la circulation des poids lourds avait même été adopté. Parallèlement, la wilaya de Casablanca a rassemblé en avril, lors d’une réunion d’information, l’AMDL et un parterre d’acteurs politiques et économiques de la ville pour débattre de la question.  
Deux autres études sont également en cours actuellement.

Il s’agit de l’étude préalable à la mise en place des contrats régionaux et qui doit analyser les besoins des régions dans le domaine de la logistique et définir les principales actions à mener à court terme afin de décliner les principaux axes de la stratégie nationale en une vision régionalisée.

Cette étude devrait constituer également une base pour la définition des emplacements des futures zones logistiques dans les régions Nord et Sud. A celle-ci s’ajoute une autre analyse menée en collaboration avec la Banque européenne d’investissement et qui vise la syndication de la phase de développement de la deuxième tranche de la zone logistique de Zenata. Cette dernière viendra, pour rappel, s’ajouter à la première tranche constituée des entrepôts de la SNTL et qui sont finalisés depuis près de deux mois. Un appel à manifestation d’intérêt a même été lancé il y a quelques semaines pour sélectionner les premiers opérateurs à s’installer dans la zone.