Logistique : 31 actions pour la compétitivité des flux import-export

La promotion des nouvelles dessertes maritimes et l’amélioration de l’intermodalité entre le ferroviaire et le maritime sont inscrites parmi les priorités.

Les activités de commerce extérieur évoluant à un rythme effréné, la mise en place d’un contrat d’application spécialement dédié s’est avérée indispensable. C’est d’ailleurs l’un des contrats d’application les plus importants, et le nombre d’actions qui y sont inclus en est la preuve. En tout, la version en cours de finalisation inclut pas moins de 31 actions, réparties en cinq axes, soit quasiment le double de ce qui est prévu pour les autres secteurs. Ces actions concernent, d’abord, l’appui à l’émergence d’agrégateurs de chaînes logistiques.

Ceci devrait se traduire par la mise en place d’un cadre légal pour l’organisation de la profession de freight-forwarders et la réservation de l’immobilier logistique nécessaire à leur développement. Ils devront également bénéficier de leur propre bourse virtuelle à l’instar de ce qui se fera pour les opérateurs des matériaux de construction et de distribution interne.

Ces actions vont s’ajouter à celles liés à l’encouragement de l’implantation des MEAD (une sorte de guichet unique facilitant le désengorgement au niveau des plateformes logistiques) et au regroupement des services de contrôle au sein du réseau des zones logistiques planifiées.

Ensuite, l’AMDL devrait se pencher sur le développement des infrastructures spécifiques aux flux import-export avec, en prime, un intérêt particulier pour les secteurs de l’artisanat, des biens industriels, du textile, de l’agro-industrie et des céréales, activités fortement génératrices de flux de commerce extérieur. Il s’agit concrètement de mettre à la disposition de chaque activité un immobilier qui lui est spécifique, comme les silos pour les céréales par exemple. Ensuite, le contrat d’application traite des actions d’amélioration de l’offre de transport destiné au commerce extérieur. Les recommandations qui découleront de l’étude sur la stratégie du secteur du transport maritime devraient servir de base aux actions à mener dans ce sens.

La promotion des nouvelles dessertes maritimes et l’amélioration de l’intermodalité entre le ferroviaire et le maritime sont également inscrites parmi les priorités. Ce dernier volet fera même l’objet d’une étude qui permettrait de définir les mesures destinées à mieux faire jouer les synergies entre les deux modes de transport et ce, en prenant en compte les mesures de la stratégie portuaire et le réseau des futures zones logistiques.
Toutes ces actions viendront s’ajouter à celles prévues pour faciliter les opérations transfrontalières et renforcer la sécurité et l’intégrité des marchandises pour instaurer un nouvel environnement pour le transfert des flux import et export.