Location longue durée : l’activité est en hausse de 5 à  6% au premier semestre

Les grands groupes nationaux et internationaux ainsi que les établissements publics restent les gros clients de la LLD. Les loyers maintenus malgré la modification du système de calcul de la TVA sur la vente de véhicules d’occasion.

La location longue durée (LLD) de voitures signe un bon semestre. D’après les estimations des grands opérateurs, l’activité est en hausse de 5 à 6% à fin juin. «Nous ne disposons pas de chiffres officiels, mais selon nos meilleures estimations, la LLD continue sur sa lancée des trois dernières années», soutient Philippe Chabert, DG d’Arval. Confortant ces propos, Fréderic Banco, DG d’ALD Automotive, rapporte une hausse de l’activité de 6,5%. «Nous sommes sur un marché dynamique et un peu plus concurrentiel. Nous avons ressenti sur le premier semestre une tension plus marquée sur les prix», confie-t-il.

La tendance positive s’explique, selon le DG d’Arval, par la montée en maturité des sociétés marocaines qui commencent à basculer du modèle de l’achat propre, avec toute les contraintes et les prises de risques que cela suppose, à un nouveau modèle orienté vers l’optimisation des charges et la réduction du TCO (total cost of ownership), ce qui leur permet d’investir dans leurs activités principales pour une meilleure création de valeur ajoutée.

Les loueurs essaient de réduire leurs charges pour rester compétitifs

Le secteur affiche cette bonne tenue malgré la modification du système de calcul de la TVA sur la vente de véhicules d’occasion en vigueur depuis début 2014. Changement qui a poussé des loueurs à augmenter leurs loyers de 5% en moyenne. «Ceci n’a pas découragé les clients qui ont déjà adopté le concept de la LLD pour ses multiples avantages», explique M. Banco. De son côté, M. Chabert précise que la concurrence accrue depuis un moment a poussé certains à se passer de cette augmentation au détriment des marges. D’autres opérateurs plus regardants sur leur résultat ont essayé de compenser l’effet du changement fiscal par un effort de compression des charges. «Avec 2 000 véhicules achetés par an, nous avons un pouvoir de négociation avec les constructeurs. Nous agissons également sur d’autres coûts internes pour réaliser des gains de productivité sur le parc nouvellement mis en circulation, ce qui nous permet in fine d’améliorer la performance commerciale», précise le DG d’ALD Automotive.

Par segment de clientèle, les grands groupes nationaux et internationaux ainsi que les établissements publics continuent d’être de gros adeptes de la LLD. «Même si le premier semestre n’a pas connu d’appels d’offres publics conséquents, ce dernier segment reste un levier incontournable dans la stabilité du secteur avec une pénétration de plus de 20%. Du côté privé, c’est la moyenne entreprise qui découvre et apprécie l’apport de la LLD dans la gestion de sa mobilité», commente M. Chabert. Ceci dit, pour le reste de l’année, les prévisions des opérateurs divergent. Il y en a qui pensent qu’il n’y aura aucun changement au deuxième semestre. D’autres estiment en revanche qu’il sera moins bon, étant donné la multiplicité des mises en circulation enregistrées au premier semestre.