L’Observatoire social international s’intéresse à  l’Union pour la Méditerranée

Un symposium où seront présents des orateurs d’horizons divers, politique, économique, culturel.

Deux thématiques choisies : paix et sécurité dans la région et l’impact de la crise internationale.

Depuis son lancement en juillet 2008, l’Union pour la Méditerranée (UPM) a suscité bien des débats.  Alors que certains pays, dont le Maroc, défendent ardemment cette union, d’autres n’ont pas cessé d’énumérer les obstacles qui se dressent sur la voie de ce projet ambitieux.
Certes, il n’est plus besoin aujourd’hui de démontrer les bienfaits que peut avoir une telle union mais il ne faut pas omettre que les pays membres n’adhèrent pas toujours aux mêmes valeurs culturelles, religieuses et surtout politiques, ce qui pourrait, selon certains analystes, rendre ce rêve «irréalisable». Partant de cette dichotomie, l’Observatoire social international (OSI) organise mardi 23 juin à Casablanca une conférence sur le thème «Union pour la Méditerranée : Utopie ou réalité ?».
Organisée en partenariat avec la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM), l’école de Management ESCA et EuroCham Maroc,  cette table ronde verra la participation de bon nombre d’hommes politiques et d’économistes des deux rives. On peut citer notamment André Azoulay, conseiller du Roi et président de la Fondation euro-méditerranéenne, Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures, Bruno Dethomas, chef de la délégation de la Commission européenne au Maroc, le nouveau président de la CGEM, Mohamed Horani, ou encore l’ambassadeur itinérant du Maroc, Hassan Abouyoub.

Un laboratoire d’idées

«L’OSI se veut un espace de réflexion, un laboratoire d’idées et d’initiatives sur le thème des exigences sociales de la mondialisation et de l’exercice de la responsabilité sociale de l’entreprise. Il nous a paru dès lors normal de contribuer aux débats pour la sécurité, la stabilité et la prospérité suscités par l’UPM», explique Abdelhak Aqallal, délégué OSI au Maroc.
D’ailleurs, deux thématiques principales seront traitées lors de ce symposium : la paix et la sécurité en Méditerranée et l’impact de la crise mondiale sur l’UPM. Par ailleurs, M. Aqallal affirme qu’une conférence d’une telle importance ne peut qu’avoir des retombées positives sur le Royaume. «Le Maroc a été parmi les premiers pays à avoir accueilli favorablement la proposition de création de l’UPM. C’est ainsi que notre pays qui occupe une position stratégique et qui est engagé dans une grande dynamique de développement saura tirer partie de l’UPM.
C’est notre objectif», dit-il. Créé en 2000, l’OSI se veut être un laboratoire d’idées et d’initiatives sur le thème des exigences sociales de la mondialisation et de l’exercice de la responsabilité sociale de l’entreprise. Il a organisé depuis 2000 plusieurs symposiums dont trois se sont tenus au Maroc.