L’instance de médiation de l’OCP tourne à plein régime

L’Ombudsman a déjà traité une quarantaine de dossiers. Son intervention ne peut déboucher sur l’instauration d’une jurisprudence, ni imposer une issue à donner à une doléance.

Vous vous estimez lésés ou insatisfaits de l’action du groupe OCP et vous voulez un règlement à l’amiable ? L’Ombudsman OCP s’avère être l’une des solutions les plus à même de répondre à vos attentes. «Opérant en totale indépendance et en conformité avec les standards internationaux en vigueur, le bureau de l’Ombudsman se veut un espace de compréhension mutuelle, de consensus, et de quête déterminée de dénouements justes à des situations souvent de mésentente, parfois litigieuses. Le bureau de l’Ombudsman est aussi un organe de développement et d’amélioration des bonnes pratiques de gouvernance au sein du Groupe OCP», explique Larbi El Hilali, placé à la tête de la nouvelle entité.

A peine créée en mars 2016, l’entité de règlement des différends en est déjà à une quarantaine de dossiers traités. Il s’agit principalement des doléances ayant épuisé tous les recours possibles auprès des entités du Groupe OCP ou pour lesquelles il n’y a pas d’autres recours possibles, des demandes de médiation pour règlement à l’amiable d’une doléance, d’allégations de processus non conforme ou encore de la régularisation d’un droit ou un recours sur un refus de droit.

Les dossiers en cours de procédure judiciaire sont exclus

La nouvelle instance se charge d’examiner les doléances formulées à l’égard d’une organisation, du secteur public ou privé, et agit en tant qu’intermédiaire pour résoudre les différends à l’amiable. Le parcours classique d’une doléance commence dès réception de celle-ci par courrier ou voie électronique. S’ensuit l’examen préliminaire de recevabilité. Une fois l’éligibilité de la demande établie, un contact direct est pris avec l’interlocuteur en charge du dossier. 

Toutefois, l’intervention du bureau de l’Ombudsman ne peut déboucher sur l’instauration d’une jurisprudence, ni imposer une issue à donner à une doléance. Il ne peut y avoir également de compensation directe d’un plaignant ni d’automaticité pour les demandes similaires à des cas précédemment traités. Les doléances soumises au bureau de l’Ombudsman ne peuvent pas non plus porter sur des dossiers en cours de procédure judiciaire, des réclamations sur des impayés sans recours préalables auprès des entités concernées, des sujets relatifs à l’employabilité tels que les demandes d’embauche, ou encore les demandes d’aide financière ou de mécénat.

Si certains remettent en cause «l’équité» de cette nouvelle instance du fait de sa dépendance directe au Groupe OCP, ses dirigeants affirment que «l’Ombudsman n’assume dans l’organisation aucune autre fonction susceptible de compromettre son indépendance».