L’industrie pharmaceutique en quête de nouveaux marchés

L’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique (AMIP) a organisé, jeudi 13 avril à Casablanca, la deuxième édition des «Amip Pharma days 2017». Cette édition a été tenue sous le thème «L’industrie pharmaceutique se projette dans le modèle 2.0».

L’occasion était propice pour le ministère de la santé et pour l’Amip de dévoiler la feuille de route du secteur. A en croire QuantilesIMS, organisme spécialisé dans les services d’informations et de soins de santé intégrés aux technologies, le marché marocain du médicament croît lentement, à un rythme prévisionnel de 2,2% entre 2016 et 2020 contre 8% pour le marché africain estimé à 28 milliards de DH et 5,5% pour les marchés émergents.

L’opportunité des industriels marocains est donc de bien s’introduire dans ces marchés à forte croissance, malgré une forte concurrence chinoise et indienne, compte tenu de cette étroitesse du marché domestique qui aura du mal à atteindre 1,2 milliard de dollars d’ici 2020. Au Maroc, le médicament ne représente que 22% des dépenses de santé. Une des solutions pour favoriser l’essor du secteur est donc de suivre le modèle jordanien basé à 80% sur l’export, dont 90% sur les marchés des pays arabes.

L’autre facteur qui influe sur le marché de la santé, du médicament notamment, est que les relations des médecins avec leurs patients deviennent de plus en plus digitalisées, notamment par l’utilisation des réseaux sociaux. Par souci de régulation, la visite médicale est amenée à disparaître dans de nombreux pays développés. D’après une étude du cabinet McKinsey, 6 patients sur 10 recherchent des informations sur le traitement de la pathologie dont ils souffrent sur le net. Les industriels du médicament ont eux aussi pris ce virage 4.0, notamment en digitalisant la gestion des stocks.