L’hôtel «Le Pietri» de Rabat se refait une jeunesse

Remis à  neuf pour 10 MDH, le petit établissement trois étoiles est en train
de devenir une des meilleures adresses de la capitale, misant sur l’animation
et la gastronomie pour se démarquer.

Rares sont les petits hôtels o๠l’on trouve de l’animation. Avec Le Pietri, un établissement trois étoiles de Rabat, Driss Ben Abdellah a réussi à  casser cette image. Situé en plein centre-ville, à  cinq minutes de la gare, cet hôtel dont la bâtisse date des années 70 avait fait son temps. Son actuel administrateur-gérant lui a donné une seconde vie en le transformant en un lieu de gastronomie et de détente, lui donnant, dit-il, un statut de trois étoiles au standard international. Coût de la transformation effectuée en 2006 : 10 MDH, masse salariale comprise, puisque le propriétaire a continué durant les sept mois de travaux à  payer les salaires du personnel. L’investissement est financé à  60% en fonds propres. 40% sont constitués de prêts bancaires dont la moitié dans le cadre de Rénovotel. L’établissement est doté de 35 chambres, équipées TV et internet gratuit, d’un restaurant de 80 couverts, d’une salle de séminaires de 40 places, et d’une petite scène pour accueillir des groupes de musique.

La durée de séjour est supérieure à  la moyenne nationale
Apparemment, le concept plaà®t puisque l’hôtel affiche un taux de remplissage de 80% avec une clientèle d’hommes d’affaires nationaux et étrangers pour une durée de séjour qui dépasse la moyenne nationale de l’ordre de 7 jours. L’une des raisons de l’affluence est que «Rabat est devenue, avec tous ses projets en cours de réalisation, une ville o๠séjournent de nombreux cadres et consultants internationaux qui préfèrent un lieu convivial comme Le Pietri aux grands palaces», précise Driss Ben Abdellah.

Il est vrai que les prix sont tout à  fait abordables pour ce genre de clientèle puisque la chambre normale coûte 500 DH et la petite suite avec terrasse 950 DH. Pour ne rien gâcher, le chef français de l’hôtel propose une cuisine internationale de qualité et la cuisine marocaine n’est pas en reste. Le restaurant, délibérément ouvert sur l’extérieur, propose ainsi une formule déjeuner à  90 DH, et le prix du menu ne dépasse pas 140 DH, à  tel point que 70% de la clientèle du restaurant n’est pas pensionnaire de l’hôtel et vient juste pour manger et écouter de la bonne musique. Une musique à  dominance jazz, mais aussi de la fusion, de la musique marocaine, sans exclure des petites séances d’improvisation.

Mieux, Driss Ben Abdellah veut faire de son établissement un lieu de découverte de jeunes talents pour qui il confectionne gratuitement un DVD, sa manière à  lui de les aider à  se lancer.