L’hôpital Cheikh Khalifa Al Nahyane Casablanca a reçu 21 709 patients depuis son ouverture

En plus des malades venant de tout le pays, l’hôpital a reçu 132 patients étrangers, des Africains principalement. Il prévoit la prise en charge de 20 à  30 bénéficiaires du Ramed par an.

L’hôpital Cheikh Khalifa Ibn Zayed Al Nahyane Casablanca, inauguré le 17 mars, est aujourd’hui totalement fonctionnel après l’ouverture du centre des grands brûlés en août dernier. «Nous sommes en ligne avec le calendrier qui prévoyait une ouverture progressive des divers services de l’hôpital», explique M’hamed Harif, directeur de l’hôpital. Le démarrage de l’activité, rappelons-le, avait eu lieu lundi 23 mars et n’avait concerné que les consultations, les explorations de cardiologie, l’endoscopie et la radiologie. Deux semaines plus tard furent entrés en activité les services des autres explorations, le laboratoire et la médecine nucléaire. Les blocs opératoires et la réanimation avaient ouvert fin avril. Puis, ont suivi les services d’urgences en juin dernier et le centre des grands brûlés en août. En revanche, l’ouverture du SAMU, prévue pour le mois de juin, a pris du retard car il faut, souligne la direction de l’hôpital, mettre en place une coordination avec la Protection civile et le SAMU public. 

Selon un premier bilan des six premiers mois d’activité, l’hôpital a reçu 21 709 patients dont 132 étrangers provenant essentiellement des pays africains comme le Sénégal, la Côte-d’Ivoire, le Cameroun, etc. Des conventions ont été signées avec des organismes de prévoyance sociale permettant à l’hôpital de dispenser les soins à leurs assurés. 

De plus, le bilan révèle que 10 000 consultations ont été effectuées dans les divers services. Les hospitalisations ont été de l’ordre de 484 et on compte 628 interventions chirurgicales. La réanimation a accueilli 197 personnes et les urgences 3 740 patients. Un bilan jugé très satisfaisant par les responsables de l’établissement qui estiment que l’hôpital s’est positionné sur la carte de l’offre des soins. 

Multidisciplinaire, l’hôpital Cheikh Khalifa Al Nahyane Casablanca offre quatre pôles d’excellence : la cancérologie, les pathologies cardiovasculaires, les grossesses à risque et compliquées ainsi que la traumatologie routière et du sport.

L’établissement est équipé de matériels dernier cri

Par ailleurs, l’hôpital s’est doté d’un service de médecine nucléaire et d’un centre de douleur pour la prise en charge des maladies de longue durée et les pathologies aiguës. Répondant à un besoin de plus en plus important, l’établissement s’est dotée d’une unité Check-up pour des bilans personnalisés adaptés à l’âge des patients. Au-delà de sa polyvalence, il adopte une démarche de sécurité des soins prodigués aux patients. C’est pourquoi une unité de qualité, appelée Comité de lutte contre les infections nosocomiales, a été mise en place pour mener un projet de gestion des risques au sein de l’hôpital.

Toutes ces prestations ont permis, selon M’hamed Harif, à l’Hôpital Cheikh Khalifa Al Nahyane Casablanca de compléter l’offre médicale existante dans les secteurs privé et public de la santé. En effet, y sont introduits des technologies innovantes, notamment des techniques chirurgicales (neuronavigation et la vaporisation de la prostate par exemple) ou encore la radiologie interventionnelle.  

La direction souligne par ailleurs que «les prestations sont assurées moyennant un coût totalement aligné sur les tarifs des cliniques privées. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’hôpital ne cible pas des patients aisés mais s’adresse à l’ensemble des Marocains. Il ne s’inscrit pas non plus dans une position de concurrence, mais tient à avoir une relation de collaboration et compléter l’offre du secteur privé». Pour cela, l’établissement a signé des conventions avec les assurés privés, les mutuelles, la CNOPS et la CNSS pour les assujettis à l’AMO.

Il faut également retenir que l’hôpital prend en charge des patients bénéficiant du Ramed pour des soins précis. Cependant, l’hôpital qui entend élargir la prise en charge aux Ramédistes prévoit la mise en place d’un programme dédié à cette population. «Nous allons procéder à une collecte de fonds pour financer ce projet et nous allons signer une convention avec les associations et les fondations concernées afin d’assurer une prise en charge de qualité aux assurés du Ramed. Nous pensons pouvoir traiter 20 à 30 Ramédistes annuellement», annonce le docteur Harif qui révèle par ailleurs un autre projet important : l’ouverture fin septembre de la banque du sang. Mené en collaboration avec le Centre national de transfusion sanguine, ce projet permettra à l’établissement de répondre rapidement aux besoins des patients nécessitant des transfusions. L’hôpital organisera des collectes de sang et le CNFS se chargera de son traitement. Le sang sera mis gratuitement à la disposition des patients de l’hôpital.