L’expérience des banques participatives fera du Maroc un pays pionnier à l’échelle arabe et islamique

L’expérience des banques participatives au Maroc fera du Royaume un pays pionnier à l’échelle arabe et islamique dans le domaine des financements islamiques, ont estimé, jeudi à Rabat, les participants à une conférence internationale sur le thème « Les banques participatives et les outils de la finance islamique, la particularité marocaine ».

L’entrée en vigueur des banques participatives dans les prochains mois est de nature à renforcer la compétitivité du Maroc à l’échelle régionale et à insuffler une nouvelle dynamique à l’épargne nationale et à la promotion du niveau des investissements, ont soulignés les conférenciers.

Intervenant à cette occasion, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, Lahcen Daoudi, a relevé que l’entrée en vigueur des banques participatives devrait constituer une initiative pionnière à même de renforcer la position du Maroc au niveau financier, d’insuffler un nouveau souffle au tissu bancaire marocain et de répondre aux besoins d’une large frange de la population qui préfère ce genre de transactions.

De son côté, le ministre délégué chargé du Transport, Mohammed Najib Boulif, a affirmé que le gouvernement actuel a veillé à encadrer le domaine participatif via des lois relatives aux domaines des assurances ou opérations bancaires, ajoutant que l’expérience des financements islamiques fera du Maroc un pays pionnier à l’échelle régionale.

Pour Abdesslam Bellaji, président de l’Association marocaine d’économie islamique, initiatrice de l’événement, le Maroc a publié une panoplie de lois destinées à accompagner la mise en œuvre des banques participatives, précisant qu’il a été procédé à l’amendement du dahir portant sur l’organisation du Conseil supérieur des Oulémas en vertu duquel a été créée la Commission de la charia pour la finance participative, alors que Bank Al-Maghrib a procédé à l’élaboration de circulaires d’application relatives à celle-ci.

Cette conférence de deux jours, a-t-il poursuivi, vise à faire connaitre les différentes composantes de l’économie et la finance islamique appliquées au Maroc et ailleurs, en vue de créer un débat regroupant les différentes parties concernées.