L’Etat concède 100 ha à  Capri pour l’extension de Bouznika Bay

Le parcours de golf va être porté à 18 trous au lieu des neuf actuels

En plus de l’investissement initial de 1,2 milliard de DH, 300 millions seront injectés.

Capri (Compagnie d’aménagement et de promotion immobilière), filiale d’Attijariwafa bank, vient d’obtenir après d’âpres négociations un accord de principe du gouvernement pour la mise à sa disposition d’une réserve foncière supplémentaire à Bouznika. Il s’agit d’une bonne centaine d’hectares que le promoteur de Bouznika Bay réclamait, depuis quelque temps déjà, pour l’extension de la cité balnéaire. Son argument massue était le suivant : le golf de huit trous, réalisé sur la partie initiale du projet (les 141 ha chevauchant la commune urbaine de Bouznika et la commune rurale d’oued Cherrat) n’a pas convaincu les investisseurs hôteliers de venir s’installer sur les lieux. En effet, ces derniers jugent que seul un golf de dix-huit trous (si ce n’est vingt-sept trous) est à même de les convaincre de la fiabilité de projets d’envergure sur le site. Or, on le sait, tous les promoteurs immobiliers de Bouznika Bay réclament la construction d’hôtels sur les lieux pour accélérer la commercialisation de leurs produits et assurer une animation qui donnerait à la cité balnéaire l’attractivité qu’elle mérite. Capri s’est effectivement engagée à faire de la région un pôle touristique et non pas seulement une destination saisonnière, en prévoyant dans les plans deux hôtels de grand standing.
Intérêt grandissant des investisseurs étrangers pour le site
L’absence d’un pôle touristique a été préjudiciable à tout le monde. Capri indique avoir cumulé des pertes de l’ordre de 145 millions de DH, dont 45 millions pour le seul exercice 2002. Dans son plan initial, elle prévoyait de terminer la commercialisation en 2006, or elle est à moins de 50 % seulement.
Reste à se demander si on a besoin de 100 ha pour aménager une extension de golf de 9 à 18 trous. En fait, il ne faut pas plus de 40 à 50 ha. Cependant, l’investisseur doit arriver à rentabiliser sa mise en équipant et en commercialisant le reste du patrimoine foncier qu’on lui accorde. En effet, le seul aménagement de la nouvelle réserve foncière est estimé à 300 MDH, qui viennent s’ajouter à un investissement de 1,2 milliard de DH, dont 334 millions misés par des promoteurs privés, au titre de la première tranche.
L’extension comprend dans les plans, outre les neufs trous supplémentaires du golf, du résidentiel touristique et un troisième complexe hôtelier (les deux autres étant prévus dans le site actuel, l’un sur le parcours du golf actuel et l’autre à côté du Beach Club).
Sous quels auspices se présentent les chances de commercialisation du projet dans sa globalité ? D’abord, assure-t-on à Capri, dont les responsables sont peu diserts, le foncier est aujourd’hui totalement assaini. Ensuite, selon toute vraisemblance, les perspectives de la cité balnéaire n’ont jamais été aussi bonnes. En effet, après qu’un groupe espagnol ait acquis la cité lacustre (10 ha) pour 60 millions d’euros (660 MDH), des opérateurs français et asiatiques -notamment malaisiens- seraient intéressés par le site et cela est de nature à assurer sa pérennité. Le déclic qui va changer la région est en train de se produire, assure-t-on

L’extension comprend, outre les neuf trous supplémentaires du golf, du résidentiel touristique et un troisième complexe hôtelier.