Les trois nouveaux stades seront opérationnels à  fin 2009

Le taux de réalisation des gros œuvres est de 90 % pour Tanger, 70 % pour Marrakech et 35 % pour Agadir.
L’investissement global est de 2,6 milliards de DH.
La gestion pourrait être confiée au privé.

Lancés à Marrakech et à Tanger à la fin de 2003 et Agadir en juin 2004, les travaux de construction des trois stades de football d’une capacité de 45 000 places assises chacun avancent conformément aux délais. La première tranche du chantier sera terminée pour les deux premiers en décembre 2007 et pour le troisième au milieu de 2008. C’est du moins ce que prévoit le ministère de l’Equipement, maître d’œuvre de ces projets financés dans leur intégrité par le budget de l’Etat, par le biais du FNDS (Fonds national du développement du sport), en plus de la contribution des collectivités locales.

La première tranche, la plus importante, aura nécessité un investissement de 1,874 milliard de DH en plus des 257,6 millions qu’ont coûté les études techniques. La deuxième (panneaux d’affichage, salles équipées, sonorisation…), dont l’investissement prévu s’élève à 455 MDH, s’achèvera à fin 2009 ou, dans le cas d’Agadir, en 2010, si le calendrier est bien tenu. Ceci porte l’investissement global à près de 2,6 milliards de DH, l’équivalent de ce qu’aurait coûté le stade de Casablanca dont le projet a été ajourné suite à la non-qualification du Maroc à l’organisation de la Coupe du monde 2010. La répartition des engagements financiers entre les trois ouvrages est plus ou moins égale, soit 877,1 MDH pour le stade de Tanger et respectivement 891,8 millions et 817,7 millions pour ceux de Marrakech et d’Agadir.

43 entreprises actives sur les trois chantiers
Actuellement, 43 entreprises s’activent sur les trois chantiers. Le taux de réalisation des gros œuvres est aujourd’hui de 90 % pour le stade de Tanger, 70 % pour Marrakech et de 35 % pour Agadir. Le taux de réalisation globale est quant à lui de 35 % pour Marrakech et Tanger et de 20 % pour Agadir.
Pour la deuxième tranche, une vingtaine d’entreprises seront sélectionnées pour des travaux ayant trait aux équipements de sécurité, à la communication ou pour la peinture, le revêtement des aires de jeux et, d’une manière générale, pour la finition.

Mais si construire des stades n’est déjà pas chose aisée, en plus d’être coûteuse, eu égard aux normes internationales en vigueur, les gérer constitue une autre paire de manches. Car, à l’instar de ce qui se fait ailleurs, ces grosses infrastructures sportives doivent être rentables. Si les grands stades marocains ont tous été construits par l’Etat et gérés par des Segma (Services de l’Etat gérés de manière autonome), le cas des trois stades en construction va faire l’objet d’une étude confiée à un cabinet. En effet, l’objectif avoué est de faire en sorte que ces stades puissent s’autofinancer, voire dégager des excédents d’exploitation. Leur gestion pourrait donc être confiée au privé.

Deux millions de journées de travail

L’impact de la construction des trois stades, en termes d’emplois directs, est relativement important puisque les trois chantiers aboutiront en fin de travaux à la création de plus de 2 millions de journées de travail. Signalons que les trois chantiers, en fin de parcours, engloutiront
230 000 m3 de béton armé et 20 000 tonnes d’acier ainsi que d’autres matériaux destinés à la réalisation de 33 000 m2 de couverture métallique, 100 00 m2 de revêtement, 76 000 m2 de menuiserie et 600 000 m2 de voiries et parking
Près de 38 marchés ne sont pas encore attribués. Il s’agit, entre autres, pour les trois stades, de courants faibles, des sols sportifs, de l’engazonnement, des équipements de cuisine, des mobiliers de gradins.