Les textiliens rencontrent Jettou le 26 avril

Le plan de relance du secteur à  l’ordre du jour.

L’assemblée plénière de l’Association marocaine des industries textiles ( Amith) prévue le 20 avril a été reportée. Elle se tiendra mercredi 4 mai. Cet ajournement a été décidé par l’association, suite au vœu exprimé par le premier ministre, Driss Jettou, de rencontrer le bureau de l’association. Et c’est le 26 avril prochain que la réunion aura lieu à Rabat. Objectif : faire le point sur l’état d’avancement du plan de relance devant aboutir à une mise à niveau de cette industrie. Pour rappel, l’idée d’élaborer ce plan a été émise par la primature le 12 janvier dernier, lorsque Driss Jettou avait rencontré l’Amith, le secteur accusant manifestement le coup en raison du démantèlement total de l’accord multi-fibres (AMF)

La baisse des exportations ramenée de 32,6 %, en janvier, à 15,4%, à fin février
Que s’est-il passé depuis ? Quatre commissions (relations avec la douane, financement, logistique et promotion) ont été constituées pour se pencher sur ces divers dossiers et leurs conclusions devront être soumises à M. Jettou avant l’élaboration du plan de mise à niveau. Aucun deadline n’a été fixé pour la liquidation de ce dossier, mais il est clair qu’il faut, érosion de compétitivité oblige, aller vite.
Cependant, il semblerait que toutes les commissions n’aient pas travaillé au même rythme. Celles traitant du financement, de la logistique et de la promotion n’ont pas encore bouclé leurs travaux, alors que la cellule chargée des relations avec l’administration des douanes a abouti à des propositions concrètes. Les mesures devront être annoncées prochainement par l’administration concernée
En attendant la fin des travaux des commissions, on retiendra que le plan de relance vise une mise à niveau complète de l’industrie textile. «L’ancienne industrie de la confection, basée sur la sous-traitance et la façon, est aujourd’hui morte. Les industriels ne peuvent plus se permettre de fabriquer des produits basiques et doivent travailler en réassort, donc être plus réactifs et, surtout, créatifs», explique Karim Tazi, président de l’Amith. Et cela suppose, bien sûr, un accompagnement au niveau fiscal, douanier et logistique. Il faut en quelque sorte, de l’avis de Karim Tazi, réinventer l’industrie textile sur de nouvelles bases. Pour lui, il est difficile aujourd’hui de se prononcer sur le devenir du secteur car «il faut une période d’observation du marché international et laisser le temps aux autres, notamment la Chine, l’Europe et les USA, de faire leur propre expérience après la suppression des quotas». On retiendra quand même que sur les deux premiers mois de cette année, la baisse des exportations a été ramenée de 32,6%, à fin janvier, à 15,4%, suite à un accroissement de 10,2%, en février, des exportations de vêtements confectionnés .