Les textiliens réclament une activation rapide du plan Emergence

Les conditions de la restructuration financière sont finalisées, mais il y a peu de visibilité sur la réforme tarifaire et le fonds de promotion

Le retard pris par l’accord d’association avec la Turquie est aussi déploré.

Programme chargé pour l’Amith (Association marocaine des industries textile et habillement) au cours de ce mois de novembre. L’association a, au lendemain de la signature du Plan Emergence, prévu une série de rencontres avec les partenaires concernés (les banques, l’administration des Douanes et l’ANPME) et ses membres afin de finaliser les modalités pratiques de mise en Å“uvre, de vulgariser les dispositions du plan et de sensibiliser le secteur.

Selon l’Amith, il y a des mesures dont l’application est immédiate. C’est le cas de la restructuration financière. Une réunion a déjà  eu lieu avec l’ANPME (Agence nationale de la petite et moyenne entreprise) et les procédures de recours à  ce fonds ont été fixées. «Nous avons mis en place les mécanismes et les délais de réalisation des diagnostics stratégique et financier des entreprises prétendants au financement. Maintenant, il reste un grand travail à  effectuer avec les organismes bancaires ainsi que les entreprises elles-mêmes», explique un responsable de l’Amith.
Les consultations avec les entreprises du secteur sont cruciales. En effet, plusieurs d’entre elles se disent quelque peu déçues et ne retrouvent pas dans le Plan Emergence des éléments qui leur garantissent la compétitivité des prix.

Aucune mesure n’est prévue dans le projet de Loi de finances 2006
Il reste que dans le secteur, on reconnaà®t qu’il n’y a pas de visibilité quant à  l’application de certaines dispositions notamment le fonds de promotion et la réforme tarifaire. «Nous n’avons pas d’information sur la date d’entrée en vigueur de ces deux mesures et rien n’est prévu dans la Loi de finances 2006. Par exemple, pour le fonds de promotion, on a annoncé 20 MDH par an, mais il n’y a aucune indication sur le mode de financement. Tout cela prouve qu’il faudra attendre encore quelques mois avant que ces mesures ne soient opérationnelles», affirme un industriel.

Outre ces mesures encore incertaines du Plan Emergence, les industriels s’inquiètent du retard de l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange signé avec la Turquie en avril 2004.
Pour le moment, le Maroc est à  la traà®ne par rapport à  la Tunisie dont le traité de libre-échange signé avec la Turquie en avril 2004 est entré en application, il y a quelques semaines.