Les réalisations du Plan Maroc vert exposées à  Rome

De 2008 à  2012, la superficie agricole productive au Maroc s’est améliorée de 11% et la production agricole de plus de 45%. Plus de 22 milliards de DH à  investir pour la sécurisation des ressources en eau.

Après 5 ans de mise en œuvre, le Plan Maroc Vert a changé l’agriculture marocaine et a posé les fondements d’un nouvel ordre agraire. Ces propos sont contenus dans la communication d’Aziz Akhannouch, lors de la réunion ministérielle de la 32e Conférence régionale pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord (NERC-32) de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) tenue le 27 février à Rome. Dans ce texte lu par Hassan Abouyoub, ambassadeur du Maroc en Italie, le ministre a souligné que la superficie agricole productive au Maroc s’est améliorée de 11% durant la période 2008-2012, à près de 8 millions d’hectares, et la production agricole de plus de 45%, à 42 millions de tonnes. La disponibilité alimentaire par habitant a ainsi augmenté de 14% et le PIB agricole est passé de 74 à plus de 100 milliards de dirhams, créant l’équivalent de 77 000 emplois permanents.

En matière d’économie de l’eau, le ministre a indiqué que le Maroc a équipé plus de 370 000 hectares et réalisé des sauts significatifs dans tous les facteurs de productivité. En gros, trois grands chantiers structurants pour l’avenir de l’agriculture irriguée ont été ouverts. Le premier porte sur le Programme national d’économie d’eau en irrigation (PNEEI) qui vise la modernisation des systèmes d’irrigation à travers la reconversion à l’irrigation localisée d’une superficie de l’ordre de 550 000 ha. Ce programme, inscrit dans «les priorités des stratégies gouvernementales de l’agriculture et du secteur de l’eau, est une réponse justement aux défis de la raréfaction des ressources en eau et de la valorisation de ces ressources de plus en plus rares», a-t-il souligné. Le second chantier a pour objectif l’extension de l’irrigation sur une superficie de près de 155 000 ha. Ce programme, associé aux barrages réalisés ou en cours de réalisation, permettra de valoriser près de 1 milliard de m3 par an  sous-valorisé. Il nécessitera un investissement de près de 2 milliards d’euros ou 22 milliards de DH.

Le troisième chantier porte, quant à lui, sur la promotion du partenariat public-privé (PPP) pour le développement et la gestion de l’irrigation.
Le Maroc mène ainsi une démarche cohérente pour parer à l’impact de la raréfaction des ressources en eau sur la sécurité alimentaire.