Les premiers permis et cartes grises électroniques délivrés à  Casablanca

Le basculement vers le nouveau système a eu lieu mardi 13 février

Le nouveau
dispositif sera mis en place dans tout le pays d’ici fin mars prochain.

C’est mardi 13 février que les nouveaux permis et cartes grises électroniques ont commencé à  être délivrés dans les quatre centres (services des mines) de Casablanca. La mise en place du nouveau système fourni par Assiaqa card, société qui a remporté l’appel d’offres international lancé par le ministère de l’équipement et du transport, avait commencé le 22 août 2007 à  Rabat et sa région (Salé, Témara et Khémisset).

Selon Abdelfattah Chahli, responsable de ce projet au ministère du transport, «l’étape de Casablanca est importante dans le déploiement du nouveau processus, car la capitale économique représente plus de 40% des permis délivrés». Ainsi, le choix a été fait de démarrer les quatre centres de Casablanca en même temps.

Un retard de trois mois dû à  des raisons techniques
Cette opération requiert un effort particulier de l’équipe chargée de la formation du personnel des centres. La raison en est qu’il n’y aura pas de période de transition car, dès le lancement, aucun permis sur support papier ne sera plus délivré. Selon le planning retenu, le centre de Mohammédia suivra dans les tout prochains jours et tous les autres basculeront d’ici fin mars prochain. Notons que les documents encore sur papier seront progressivement échangés contre les nouvelles cartes.

Certes, l’opération a pris un peu de retard puisque le déploiement du nouveau système devait commencer en novembre 2007 pour être achevé à  la fin décembre 2007. Mais il a fallu traiter quelques difficultés, notamment la procédure de correction d’erreurs apparues en cours de route.

Cela dit, même si le système des documents à  puce sera rapidement généralisé, il ne pourra pas pour l’heure jouer pleinement son rôle pour la lecture, la collecte et l’enregistrement des informations, notamment pour ce qui est des infractions. En effet, tout ce volet devra attendre la promulgation d’un cadre légal, en l’occurrence le nouveau code de la route aujourd’hui au Parlement.
Selon les informations dont dispose La Vie éco, ce texte, après le tollé qu’il a soulevé chez de nombreuses professions et les grèves qui ont ponctué l’année 2007, a connu de nombreux amendements. La décision de le remettre sur le tapis est soumise à  un prérequis, la mise en Å“uvre des mesures sociales annoncées en faveur du personnel des sociétés de transport et des camionneurs. Les services du ministère du transport ont entamé il y a plusieurs semaines des consultations avec différents syndicats dans ce sens.