Les plantes aromatiques s’exportent bien

Les exportations totalisent 550 MDH. La France et les Etats-Unis sont les principaux marchés. La valeur ajoutée est encore faible.

Les plantes aromatiques et médicinales (PAM) deviennent de plus en plus prisées pour leur rendement. Avec 550 MDH réalisés à l’export, selon le Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD), elles permettent à davantage de ruraux d’améliorer leurs revenus. Le Maroc est devenu le 12e exportateur mondial. Les principales destinations sont les marchés français et américain, mais l’ouverture sur d’autres destinations (Japon, Canada, Suisse, Espagne, Allemagne) a permis d’augmenter les volumes. Plus de la moitié de ces exportations concerne le secteur alimentaire (caroubier, épices, arômes…), alors que 35% sont destinés à la parfumerie/cosmétique contre environ 5% pour une utilisation médicinale.

Les PAM ont en effet des vertus thérapeutiques recherchées. Le Maroc dispose d’une large famille d’espèces spontanées comme le romarin, l’armoise blanche, le thym, le lichen, le laurier sauce, la camomille sauvage, le caroubier, l’origan, la lavande, le lentisque, le myrte et les cistes.

La certification pour accéder à des nouveaux marchés

Les produits obtenus en sylviculture sont tout aussi diversifiés. On y compte les feuilles séchées, les huiles, les fleurs (acacia, aubépine), les extraits des feuilles d’eucalyptus, des aiguilles et de la sciure de cèdre. Parmi les principales PAM cultivées au Maroc, on peut aussi citer le henné, le géranium, la lavande, la rose, le jasmin, la verveine, la menthe et le safran.

Cette richesse provient de 41 écosystèmes où poussent 4200 espèces à endémisme très marqué, parmi lesquelles 600 ont des vertus aromatiques et ou médicinales, dont 80 exploitées. Toutefois, l’exportation des produits bruts, à l’instar d’autres secteurs de production, est peu lucrative. Pour y remédier, l’Institut national des plantes aromatiques et médicinales (INPMA) et l’Espace européen des recherches ont mis en place un partenariat (MAP2ERA) autour d’un projet de promotion de la culture, de l’industrialisation et de l’exportation des substances naturelles bioactives. La région Fès-Boulemane, où l’on trouve les meilleures conditions écologiques pour la culture des plantes médicinales, souffre de la culture sauvage des herboristes. La certification s’impose donc comme une obligation pour l’exploitation des nouveaux marchés, comme le cosmétique ou encore la phytothérapie.