Les ménages sont assez «frileux» par rapport à  leur futur

L’indice de confiance des ménages est en baisse par rapport au troisième trimestre de 2013. Mais les ménages pensent que leur niveau de vie et leurs conditions financières actuels se sont améliorés.

Les ménages sont globalement assez «frileux», en particulier face à l’évolution future de certains sujets les concernant. En effet, dans son enquête de conjoncture auprès des ménages au titre du troisième trimestre 2014, le Haut commissariat au plan (HCP) relève que l’indice de confiance des ménages (ICM) a baissé de 0,9 point par rapport au trimestre précédent (le deuxième) et de 2,3 points par rapport au même trimestre de 2013.

Dans le détail, cependant, l’ICM recouvre des évolutions contrastées. Ainsi, les ménages pensent que leur niveau de vie s’est amélioré aussi bien par rapport au deuxième trimestre de cette année (+0,4 point) que par rapport au troisième trimestre de 2013 (+3,8 points). Puis, brusquement, à l’évocation de l’évolution future de leur niveau de vie, leurs perceptions se dégradent : -10 points par rapport à il y a un an. Est-ce dû à la crainte de la hausse anticipée du chômage sur les douze prochains mois ? Concernant cette perspective, pourtant, leur anticipation s’est améliorée de 1 point par rapport au troisième trimestre de l’année dernière, mais s’est dégradée, il est vrai, de 1,2 point par rapport au trimestre précédent. Idem pour leur situation financière : pour le présent, cet indicateur s’est amélioré de 1,4 point par rapport au deuxième trimestre précédent et de 1,1 point par rapport à 2013. En revanche, sur l’évolution future de leur situation financière personnelle, l’indicateur se dégrade de 4,3 points par rapport au troisième trimestre de 2013.

Ils sont moins nombreux à penser que les prix ont augmenté

Il en résulte, assez logiquement, que 53% des ménages ne pensent pas que le moment soit opportun pour faire des achats de biens durables. Cet indicateur, nous dit le HCP, est en dégradation aussi bien par rapport au trimestre précédent (-4,2 points) que par rapport au même trimestre de 2013 (-3,5 points). De la même manière, 87% des ménages pensent ne pas pouvoir épargner au cours des douze prochains moins, ce qui engendre une détérioration de cet indicateur de 3,8 points par rapport au deuxième trimestre de cette année et de 4,9 points par rapport à 2013.

Enfin, sur la question des prix des produits alimentaires, les ménages sont moins nombreux à considérer que ces prix ont augmenté dans le passé (83,4%) que lorsqu’ils ont été interrogés sur ce thème au cours des périodes précédentes (respectivement 85,3% et 91,4%). Pour le futur, par contre, ils sont 78% à penser que les prix vont continuer d’augmenter, contre 76,7% il y a un an.