Les magasins parisiens «Le Printemps» habillés aux couleurs marocaines

Des produits d’artisanat marocain exposés dans les vitrines et les rayons jusqu’au 15 janvier 2007.

Joli coup de pub pour le Maroc. Durant la période des fêtes et jusqu’à  la mi-janvier 2007, les vitrines animées des célèbres galeries parisiennes «Le Printemps», sur le boulevard Haussmann, qui reçoivent 12 millions de visiteurs par an, exposent des produits d’artisanat marocain haut de gamme, dans une présentation attrayante. L’approche des fêtes de fin d’année est une période privilégiée pour promouvoir ces produits, naguère réservés à  une minorité de résidents et d’habitués des bazars de Marrakech.

Un enjeu de taille pour le Maroc : pas moins de 300 000 artisans et autres métiers périphériques sont concernés par les retombées de l’initiative et 117 000 emplois seraient créés à  l’horizon 2015. Pour la seule destination France, les exportations pourraient être multipliées par 10 en dix ans.

Une opération pour booster les exportations avec un objectif de 3 milliards de DH d’ici 2015
Une large palette de produits sont exposés : articles de décoration, produits culturels ou gastronomiques. Ainsi si les tapis amazigh font forcément partie du lot, on peut trouver aussi des produits de terroir comme l’huile d’argan. En fait, le pari est de stimuler des PME dans des domaines variés et ayant un débouché à  l’export. Les prévisions des responsables font état d’un chiffre d’affaires d’environ 3 milliards de DH à  l’horizon 2015. De quoi faire rêver les jeunes promoteurs ambitieux.

Pour atteindre ces objectifs, pas moins de 60% du budget de l’artisanat est consacré à  la communication et à  la promotion. La formation des artisans absorbe 15 % et le reste va aux achats d’expertise, aux subventions des infrastructures de vente et aux zones d’activités artisanales. Cette démarche devrait se concrétiser par un contrat-programme.
En termes d’organisation, c’est donc une révolution qui s’amorce au Maroc. Ainsi, le réseau classique de l’artisan qui vend au bazar évoluera vers l’internet, remplaçant le circuit de distribution, avec des systèmes de paiement sécurisés et modernes. Cela devrait se faire progressivement, explique Adil Douiri, ministre du tourisme et de l’artisanat, qui ne cache pas son optimisme