Les investissements du Groupe Berrada s’accélèrent dans le secteur agricole

Palmagri investira 1,2 milliard de DH à l’horizon 2020 dans les fruits rouges, l’arboriculture fruitière et la filière laitière. A partir de 2019, l’entreprise disposera des volumes nécessaires pour se lancer dans l’agro-industrie.

Créée en 2013 dans le cadre de l’ouverture du groupe Palmeraie Industries & Services sur de nouveaux métiers, Palmagri se fraye discrètement son chemin pour devenir un fleuron de l’agriculture et de l’agro-industrie au Maroc. Dans ce sens, 1,2 milliard de DH seront investis à l’horizon 2020 alors qu’à ce jour 70 cadres et ingénieurs agronomes et 2 000 ouvriers sont à pied d’œuvre pour lancer la production d’ici 2019 sur quelque 2 000 ha des 3 000 ha que s’est constitué la firme comme assiette foncière. Même si elle n’en est qu’à des campagnes tests sur une surface de 300 ha, le pôle agricole de Palmeraie Industrie et services a engrangé en 2016 un chiffre d’affaires de 130 MDH et ambitionne d’atteindre en 2017 pas moins de 180 MDH. «Les résultats des premières campagnes sont extrêmement fructueux et positifs», affirme le DG de Palmagri, Omar Berrada. Fruits rouges, dattes, lait ou arboriculture fruitière…, en optant pour des cultures agricoles à forte valeur ajoutée, la firme s’aligne, selon notre interlocuteur, sur les objectifs du Plan Maroc Vert.

Plus en détails, l’entreprise a activé à ce jour l’exploitation de 300 ha dont 150 ha dans la filière des fruits rouges à Moulay Bouselham et Agadir, le reste est réparti entre les dattes et le maraîchage. A Boudnib où Palmagri détient un total de 1 000 ha, 80 ha dédiés au palmier dattier entreront en production au mois d’octobre prochain et 200 ha seront plantés en février 2018. Le reste sera exploité pour la production d’autres espèces arboricoles à partir de 2018.

Dans le secteur laitier, Palmagri compte ériger une grande ferme de 5 000 vaches sur plus de 1000 ha à partir de 2019. De leur côté, les amandiers et les rosacées (pêche, nectarine, pomme) seront déployées sur plus de 400 ha à El Hajeb tandis que les agrumes seront plantés sur 275 ha à Chichaoua. Une pépinière et un laboratoire se sont taillé 11 ha de l’ensemble de l’assiette foncière.

Sécuriser l’amont agricole avant de se lancer dans l’agro-industrie

Pour le top-management de Palmagri, la transformation n’est pas qu’un slogan mais un cap stratégique. Pour ce faire, l’entreprise dédie ses 5 premiers exercices à sécuriser l’amont agricole en produisant des volumes justifiant l’investissement dans des unités de transformation, en rodant les équipes et en fidélisant ses clients en Europe, aux USA et au Moyen-orient. «Pour les deux années à venir, nous comptons construire, pour les dattes et les amandiers, des unités de conditionnement et de transformation», précise Omar Berrada. Dans le volet RSE, dont certains standards sont exigés par les importateurs du marché européen et américain, M. Berrada a fait savoir que pour la rationalisation de la ressource hydrique, Palm Agri a investi dans plusieurs technologies et pratiques durables. Concrètement, il s’agit selon lui du goutte-à-goutte, de la gestion de la luminosité et la chaleur dans les serres des fruits rouges… Du côté des certifications sociales, le directeur général de Palmagri affirme que les exploitations des fruits rouges sont certifiées GRASP, un module allemand qui contrôle le degré de confort, de pénibilité et l’âge des ouvriers.