Les hôteliers s’inquiètent toujours au sujet de la formation

Ce dossier difficile a été au menu du conseil d’administration de leur fédération

Pour éviter la fuite des compétences, le président de la fédération a appelé à mieux motiver le personnel hôtelier.

C’est à Oujda que la Fédération nationale des industries hôtelières (FNIH) a tenu, sur invitation de l’Association des industries hôtelières (AIH)de l’Oriental, samedi 19 avril, son conseil d’administration sur le thème de la formation.

Le choix d’Oujda est symbolique à double titre. D’une part, la ville est en plein chantier pour le renouvellement de ses infrastructures. D’autre part, les établissements hôteliers dignes de ce nom sont devenus une denrée rare. Selon le président de l’AIH de l’Oriental, Youssef Zaki, tous les établissements hôteliers de la ville ont besoin de se mettre à niveau, mais n’ont pas les moyens de le faire.

En effet, à l’exception de l’Ibis de la gare ferroviaire et de l’Atlas-Orient, hôtel quatre étoiles de Royal Air Maroc, il est difficile de trouver un établissement de qualité. La FNIH, en tenant son conseil dans la capitale de l’Oriental, a voulu malgré tout parier sur la région.

L’OFPPT promet 25 000 lauréats en 2009
Mais revenons à la formation sur laquelle Larbi Bencheikh, DG de l’office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) a été souvent interpellé ces derniers temps. Le DG de l’office a pu développer son argumentaire qui se résume au fait que l’office met les bouchées doubles pour mettre sur le marché du travail un nombre suffisant de lauréats pour répondre aux besoins du plan Azur. Quelques chiffres ont été avancés. En 2002, l’OFPPT avait formé tout juste 1 600 jeunes pour les métiers du tourisme ; pour 2008, l’effectif sera de 10 000 et il sera porté à 16 000 dès 2009.

Enfin, avec les 14 établissements sous tutelle du ministère du tourisme, il faut s’attendre, selon M. Bencheikh, à la mise sur le marché de 25 000 lauréats en 2009. Quant à la qualité de leur formation, M. Bencheikh la juge excellente et en donne pour preuve le fait qu’ils partent travailler à l’étranger.

Abderrahim Oumani, président de la FNIH, a quant à lui soulevé la question de la motivation du personnel hôtelier et appelé à l’élaboration d’une convention collective, avec des grilles de salaires et d’avantages, pour assurer aux ressources humaines des hôtels un niveau de vie décent et une stabilité de l’emploi. Le président de la FNIH qui tenait là son dernier conseil avant de passer le témoin lors de l’AG élective fixée en juin prochain, a aussi demandé aux hôteliers d’exprimer les besoins en formation au niveau leurs régions.

M. Oumani a mis l’accent sur les chantiers qui doivent être poursuivis : décret d’application pour activer la mise en œuvre de l’exonération des pénalités et majorations au titre de la taxe de promotion touristique (TPT), projet de loi relatif aux résidences immobilières touristiques, réforme de la fiscalité locale et révision des normes de classement. Abderrahim Oumani tient aussi à ce que l’Observatoire du tourisme produise des informations plus pointues et plus utiles qu’elles ne le sont.