Les hôpitaux non dotés de moyens de traitement de leurs déchets doivent externaliser la gestion d’ici fin 2012

Seulement 26 des 140 hôpitaux du pays disposent d’un broyeur et 45 ont externalisé la gestion. 20% des déchets produits par les structures de santé présentent des risques infectieux.

D’ici fin 2012, les hôpitaux ne disposant pas de moyens de traitement de déchets in situ devront en externaliser la gestion. C’est la décision tout récente prise par le ministère de la santé. A ce jour, 26 hôpitaux seulement sur les 140 existants sont équipés en broyeurs-stérilisateurs des déchets contre 20 en 2009. Quarante-cinq d’entre eux ont opté pour l’externalisation de la gestion de leurs déchets à des sociétés privées dotées en tout de 6 broyeurs. D’un autre côté, 7 établissements procèdent à l’incinération et 25 acheminent les déchets dans les décharges publiques.

Il reste encore beaucoup à faire pour que toutes les structures publiques de santé soient à niveau. Mais selon le ministère, elles s’investissent quand même pour se conformer à la législation en vigueur, notamment la loi 28/00 relative à la gestion et à l’élimination des déchets médicaux et pharmaceutiques. Selon les dispositions de cette loi, sont considérés comme tels tous les déchets issus des activités de diagnostic, de suivi et de traitement préventif, palliatif ou curatif dans les domaines de la médecine humaine ou vétérinaire et tous les déchets résultant des activités des hôpitaux publics, des cliniques, des laboratoires d’analyses…

Un centre national d’élimination des déchets spéciaux est à l’étude

Sur les 20 400 tonnes de déchets produits annuellement par les établissements de santé (soit environ 3 kg par lit occupé), 20% comportent des risques infectieux et toxiques. Les 80% restants sont des déchets ménagers ou assimilés. C’est pour limiter les risques de contamination et de nuisance à l’environnement que le ministère de la santé a initié plusieurs actions pour la prévention et le renforcement de l’hygiène dans les établissements sanitaires. Ainsi, la direction des hôpitaux et des soins ambulatoires a élaboré deux guides : l’un sur la gestion des déchets et l’autre sur le traitement des déchets piquants et tranchants. Le ministère a également procédé à l’élaboration des référentiels de gestion des déchets dans le cadre du programme d’accréditation hospitalière. Ce qui permettra une qualification environnementale des hôpitaux, suite à un audit de chaque établissement.
 

Par ailleurs, la santé planche sur un plan directeur de la gestion des déchets spéciaux et étudie la faisabilité de la création d’un centre national d’élimination desdits déchets.