Les filières viandes rouges et lait ciblent le marché de l’Afrique de l’ouest

Une centaine d’exposants locaux et étrangers sont attendus. Les professionnels marocains veulent proposer plus de produits à valeur ajoutée.

Augmenter et consolider les débouchés à l’étranger. C’est l’objectif de l’édition 2015 de MaroCarne&Milk, salon professionnel des filières des viandes rouges et du lait qui se tiendra du 2 au 4 décembre à Casablanca. Organisé par la fédération interprofessionnelle des viandes rouges (Fiviar) et la fédération interprofessionnelle marocaine du lait (Fimalait), ce salon, qui en est à sa troisième édition, est un rendez-vous de référence s’adressant aux opérateurs des deux filières, qu’ils soient éleveurs, importateurs, distributeurs, fabricants de matériels, d’intrants ou transformateurs de lait et de viande.

Si, lors de l’édition de 2013, 40% des exposants provenaient des pays européens (Allemagne, Pays-Bas, France, Espagne, Belgique, Italie), les organisateurs entendent, pour la présente, attirer des exposants de l’Afrique de l’ouest, notamment du Gabon, du Mali et du Niger. Des campagnes d’information sont programmées dans ces pays en vue de les sensibiliser au savoir-faire marocain en matière de production animale.

Diversification de l’offre

En plus de l’exposition qui réunira une centaine de professionnels locaux et étrangers, il est prévu des conférences et des ateliers traitant des problématiques sur les produits animaux dans le système alimentaire et nutritionnel des consommateurs, le profil des consommateurs et la sécurité sanitaire à travers la traçabilité des produits. Ces conférences permettront aussi de présenter les deux filières qui bénéficient, dans le cadre du Plan Maroc Vert, de programmes d’accompagnement en vue d’un développement à l’horizon 2020.

Pour les viandes rouges, le plan vise à dynamiser toutes les activités en amont et en aval de la filière. Les actions devraient se traduire par une augmentation de la production. Il est ainsi attendu 612 000 tonnes en 2020 pour un chiffre d’affaires de 35 milliards.

La stimulation de la consommation est également visée à travers une plus grande valorisation de la production des viandes et une diversification de l’offre. Actuellement, la consommation moyenne se situe à 14,2 kg par an et devrait atteindre 17,3 kg en 2020.

La filière laitière, qui compte

300 000 vaches laitières et 1,2 million de têtes de femelles productrices, 2 700 centres de collecte de lait et 82 usines laitières, devrait également se transformer. Placée au cœur des priorités du PMV, elle devrait voir, grâce à l’amélioration génétique du cheptel, l’intensification de l’insémination artificielle et l’encadrement des fermes, ses performances s’améliorer. Ainsi, en 2020 la production atteindra 4 milliards de litres contre 2,7 milliards en 2015. La consommation également suivra cette tendance puisque les professionnels prévoient son alignement sur les normes internationales, soit 90 litres par habitant et par an. Le chiffre d’affaires passerait de 20 à 38 milliards de DH.