Les études démarrent pour la réalisation d’une zone industrielle de 840 ha à  Médiouna

Le CRI de Casablanca vient de désigner un cabinet qui se chargera d’étudier les modalités d’aménagement, le cadre juridique et le montage financier de la future zone de Ouled Hadda.

Depuis le temps qu’on en parle, les choses concrètes démarrent enfin pour la future zone industrielle d’Ouled Hadda, dans la province de Médiouna. Un cabinet vient d’être désigné ces derniers jours et planche déjà sur la réalisation d’une étude préparatoire à l’aménagement de ce parc dont les contours sont dressés depuis le Schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU) de Casablanca, entré en vigueur en 2010. Les aspects en cours d’étude du futur parc de 840 hectares, qui prendra place entre l’ancien aéroport de Tit-Mellil et l’actuel aéroport de Nouaceur, portent d’abord sur l’estimation des coûts des travaux in site et hors site du projet. Il s’agit aussi d’élaborer des pistes de montage du projet selon plusieurs dimensions couvrant les aspects technique (en termes de choix de viabilisation et de phasage d’aménagement), financier (Business Plan et structures de financement) et juridique, ce à quoi s’ajoute le planning de réalisation de la zone. La ligne directrice, d’ores et déjà déterminée pour la réalisation de la zone, est de s’appuyer sur un partenariat public/privé, ce qui consistera concrètement à faire contribuer des sociétés implantées au niveau de la zone à la réalisation du projet.

De nombreuses unités de grande envergure y sont en effet déjà implantées, étant à rappeler qu’en 2011 par exemple, 13 projets d’investissement avaient été autorisés dans la zone par la commission régionale des investissements. Les propriétaires terriens au niveau de la zone devraient également être appelés à apporter leur écot, ce qui s’impose d’autant plus que la quasi-totalité du foncier de la future zone appartient au privé, selon les premiers travaux de reconnaissance opérés par le Centre régional d’investissement de Casablanca (CRI), maître d’ouvrage de l’étude lancée. Il faut bien combiner tous ces efforts pour aménager l’importante surface de la future zone, qui devrait d’ailleurs la classer au premier rang à l’échelle nationale.

Quoi qu’il en soit, l’étude de ces premiers aspects devrait se faire en théorie en deux mois, délai que le CRI espère écourter afin de dresser les grandes lignes du projet au plus vite. Après ce premier volet, il s’agira d’étudier dans un second temps la structure de portage du projet ainsi que ses organes de gouvernance. Un dernier volet consistera enfin à détailler les structures de financement intéressées par la participation au projet.