Les énormes défis de l’Afrique

Le continent regorge de ressources naturelles et humaines susceptibles d’être transformées en richesse réelle au bénéfice de ses habitants. Il est néanmoins confronté à des problématiques liées à l’éducation, la santé, la gouvernance, ainsi que la gestion de l’environnement.

«Le Maroc en Afrique et l’Afrique au Maroc» était le thème de la rencontre organisée, le 25 mai à Rabat, par la Fondation diplomatique, en collaboration avec le ministère des affaires étrangères et de la coopération et les ambassades de 31 pays africains, à l’occasion de la Journée de l’Afrique au Maroc. L’évènement a réuni plus de 400 participants dont un grand nombre d’ambassadeurs de pays africains au Maroc, ainsi que des représentants de plusieurs grands groupes marocains. Selon Abdelati Habek, président de la Fondation diplomatique, «de nos jours, relever les défis économiques, sécuritaires et politiques du continent consiste à faire preuve de beaucoup d’imagination et d’anticipation». Et de préciser que «nous avons tous intérêt à ce que l’Afrique gagne les diverses batailles qu’elle mène contre les guerres, la pauvreté, les exclusions et les maladies».

Les intervenants à la rencontre ont abordé les axes majeurs de la coopération entre le Maroc et l’Afrique dans les domaines de l’éducation, l’économie, l’environnement et la religion. Entre autres, il y a le parrainage de milliers d’étudiants boursiers africains formés par le Maroc, l’implantation subsaharienne de grands groupes industriels marocains, un savoir-faire national apprécié en Afrique, ainsi que le réseau de la RAM et des ports marocains qui fait du Royaume un hub africain «incontournable». C’est dire aussi que le Maroc constitue un partenaire économique de taille pour un grand nombre de pays africains, comme en témoigne la «hausse exponentielle» de ses investissements directs dans des secteurs à haute valeur ajoutée.

Défendre une position commune lors de la COP 22

Pour sa part, Charafat Afailal, ministre déléguée chargée de l’eau, a souligné que «le continent africain est le premier touché par les changements climatiques, alors qu’il n’est qu’un très faible émetteur de gaz à effet de serre». C’est la raison pour laquelle la ministre appelle les Etats africains à défendre une position commune lors de la COP 22 de Marrakech.

A noter que l’Afrique, qui est constituée de plus de 50 Etats, s’étend sur une superficie d’environ 30 millions de km2. Elle compte aujourd’hui plus d’un milliard d’habitants, soit près de 16% de la population mondiale.

De même qu’elle regorge de ressources naturelles (minérales, forestières et énergétiques) et humaines susceptibles d’être transformées en richesse réelle au bénéfice de ses habitants. Il n’en reste pas moins que le continent doit encore faire face à des défis énormes tant sur les plans de l’éducation, la santé, la gouvernance, que de la gestion de l’environnement. Le continent souffre, en effet, d’un manque de nourriture, d’un problème de sécurité hydrique, ainsi que d’un non-accès à l’eau potable, à l’énergie électrique et à des structures de soins de santé de qualité. A cela s’ajoute l’absence de redistribution équitable des maigres ressources financières du continent.