Les DTS confortent le matelas de devises du Maroc

• L’encours des avoirs officiels de réserve s’est établi à 312,6 milliards de dirhams, en progression de 5,7% sur une année.

Les droits de tirage spéciaux (DTS) portent les réserves en devises du Royaume. Au 27 août 2021, l’encours des avoirs officiels de réserve de Bank Al-Maghrib s’est établi à 312,6 milliards de dirhams, en progression de 3,9% d’une semaine à l’autre, suite principalement à la nouvelle allocation de droits de tirage spéciaux (DTS) par le Fonds monétaire international (FMI), précise Bank Al-Maghrib, qui note qu’en glissement annuel cet encours s’est accru de 5,7%.

En effet, l’enveloppe de 1,2 milliard de dollars devrait renforcer la résilience des réserves en devises du Royaume qui atteindraient 328,5 milliards à fin 2021 et 338,6 milliards à fin 2022, soit l’équivalent de plus de 7 mois d’importations de biens et services, selon les chiffres fournis par Bank Al-Maghrib. Elle pourrait aussi améliorer ses finances publiques et surtout consolider sa relance économique. A l’instar de tous les pays membres du FMI, le Maroc peut profiter de sa quote-part au FMI en Droits de tirage spéciaux (DTS) pour améliorer ses réserves.

Celle-ci porte précisément sur un taux de 0,19% correspondant à environ 1,2 milliard de dollars. La nouvelle allocation générale de DTS est équivalente à 650 milliards de dollars et vient appuyer les efforts de relance de l’économie mondiale toujours aux prises avec la crise pandémique sans précédent. «Ces allocations de DTS qui sont reprises au niveau des avoirs extérieurs de BAM, mais qui sont également comptabilisés en engagements à long terme, permettent à la Banque centrale de renforcer ses réserves, sans oublier qu’elle peut les arbitrer contre des devises, et les utiliser pour financer ses dépenses», explique le wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, à l’issue de la deuxième réunion trimestrielle du conseil de BAM au titre de 2021.

Ces différentes opérations ainsi facilitées rejoignent les objectifs fixés par le FMI qui ambitionne, à travers cette allocation, la plus importante de son histoire, d’apporter une bouffée d’oxygène à l’économie mondiale en cette période de crise inédite, en injectant davantage de liquidités dans les circuits économiques.