Les dangers du braconnage expliqués aux jeunes

Des plans d’action nationaux pour la protection des espèces en danger sont mis en place. Plus de 154 sites d’intérêt biologique et écologique créés.

Le Maroc a célébré la journée mondiale de la vie sauvage placée sous le thème «Ecoutons la voix des jeunes». L’objectif est d’impliquer les générations futures dans la lutte contre le braconnage et la contrebande des animaux sauvages. Dans ce cadre, le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) a organisé un atelier, vendredi 3 mars, au sein du Jardin zoologique national à Rabat. A cette occasion, un plan d’action national de mise en œuvre de la loi 29.05 relative à l’implémentation de la convention CITES a été présenté. Cette convention réglemente le commerce international de 35 000 espèces de plantes et d’animaux pour assurer leur survie dans la nature. Le plan d’action concerne en premier lieu les conditions d’importation, de transit, d’exportation et de réexportation des espèces sauvages. Il est aussi relatif aux conditions d’élevage, de détention et de transport des spécimens. Il définit également les mesures applicables aux prélèvements et aux réintroductions de spécimens dans le milieu naturel. En outre, les résultats d’une enquête sur le commerce des espèces menacées réalisée à Tanger, Rabat, Casablanca et Marrakech ont été rendus publics. Pour rappel, un plan d’action pour la réalisation de la loi 29-05 a été élaboré et appliqué. Il concerne la consolidation des capacités des gestionnaires du Haut commissariat et de l’Administration des douanes, l’éradication du marché des espèces sauvages et des produits dérivés, la réglementation de la détention de la faune sauvage et le développement d’un programme de sensibilisation à la lutte contre le commerce illégal des espèces sauvages.

Dans cet esprit, le HCEFLCD a aussi mis en œuvre des plans d’action nationaux pour les espèces en danger, tels que l’ibis chauve, le faucon d’Eléonore, l’outarde houbara, le turnix d’Andalousie, le balbuzard… et pour les ongulés sauvages couvrant les 7 espèces (gazelle dorcas, gazelle dama mhorr, gazelle de cuvier, addax, oryx algazelle, cerf de berberie et le mouflon à manchette). A noter que le Maroc est l’un des premiers signataires de la convention sur la diversité biologique en 1992. Parmi ses réalisations, on cite plus de 154 sites d’intérêt biologique et écologique créés, une dizaine de parcs nationaux, l’inspection de 24 zones humides d’importance mondiale dans la liste Ramsar…