Les comptes de Steelcase Strafor Maroc passent au rouge

Elle a essuyé une perte nette de 7,8 MDH à l’issue du dernier exercice clôturé en février 2006.
Le chiffre d’affaires est en baisse depuis trois exercices, notamment
en raison de la forte concurrence.

Steelcase Strafor Maroc (SSM) est dans une mauvaise passe. Pâtissant d’une baisse ininterrompue de son chiffre d’affaires, elle voit ses marges s’effriter depuis trois exercices. Ainsi, à l’issue du dernier exercice clos à fin février 2006, la filiale marocaine du géant américain Steelcase Inc (2,9 milliards de dollars de bénéfices en 2005, soit 30 milliards de DH pour un effectif de plus de 13 000 employés) a essuyé une perte d’exploitation de 6,3 MDH contre 10,3 MDH en 2004/2005.

Amélioration du service et export en Afrique subsaharienne pour redresser la barre
Cette situation était presque inévitable à cause du repli substantiel du chiffre d’affaires qui a totalisé 181 MDH contre 236 MDH en 2004/2005 et 258 MDH en 2003/2004. Par conséquent, la société installée à Mohammédia depuis 1948 a dégagé une perte nette de 7,8 MDH contre un bénéfice de 4,5 MDH un an auparavant. Ce qui l’a contrainte à rompre avec sa politique de distribution généreuse de dividendes (le bénéfice de l’exercice précédent est allé presque totalement aux actionnaires) pour préserver ses fonds propres qui s’élèvent après affectation de la perte à 72,5 MDH.
SSM, un des leaders nationaux dans la fabrication de mobilier de bureau et l’aménagement des espaces, occupe aussi une position confortable dans le marché de l’électroménager, avec une production annuelle de plusieurs dizaines de milliers d’appareils, de marque Arthur Martin, écoulés dans les grandes surfaces par l’intermédiaire d’une cinquantaine de revendeurs.
Malgré son positionnement sur ces secteurs en pleine croissance au Maroc, SSM subit l’effet d’une concurrence de plus en plus acerbe, notamment sur le segment de l’électroménager. Pour juguler le déclin du business qui la frappe, la société compte optimiser son service clients, notamment par une réduction substantielle des délais de livraison, et mieux exploiter les opportunités du marché de l’Afrique subsaharienne qui ne dépasse pas actuellement 20% du chiffre d’affaires global.