Les chantiers du Crédit agricole

Crédits à  taux bonifiés et leasing pour promouvoir la mécanisation.

Leconseil de surveillance du Crédit agricole du Maroc s’est réuni le 11 avril dernier. Les discussions se sont focalisées sur le plan d’action pour le monde agricole, mis en place grâce à la collaboration des équipes du Crédit agricole et celles du ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Tarik Sijilmassi, président du directoire de la banque, est peu disert sur les détails de ce plan (voir page 15). Néanmoins, il confie à La Vie éco qu’il s’agit d’exploiter les synergies entre les subventions du FDA (Fonds du développement agricole) et les produits de la banque. A titre d’exemple, il est question de proposer des crédits aux agriculteurs à taux bonifiés ou encore de promouvoir la mécanisation via le leasing.
De manière générale, la banque veut maintenir ou, mieux, renforcer sa proximité avec le monde rural. M. Sijilmassi s’est ainsi fixé deux objectifs principaux : mettre en place des modes de gestion irréprochables, garants d’une bonne gouvernance et revenir en force au financement de l’agriculture avec des produits plus adaptés.

La banque veut s’impliquer davantage dans l’oléiculture
A cet effet, une réflexion portant sur le réaménagement des implantations des caisses locales en fonction de la cible de la PMEA (petites et moyennes exploitations agricoles) est en cours. En attendant son aboutissement, un système de scoring adapté à cette clientèle est mis en place. Les initiateurs ont remarqué que ce système permet un net élargissement de la base de clientèle PMEA.
Au 7 janvier, 20 000 dossiers avaient été étudiés et 204 MDH de crédits distribués. Ambitieux, les responsables du Crédit agricole n’hésitent pas à s’impliquer dans des créneaux à fort potentiel de développement mais jusque-là sous exploités, la filière oléicole en particulier.
Comme pour montrer que la banque a réellement changé, M. Sijilmassi a, dans son agenda, un projet d’ouverture du capital à d’autres partenaires à l’horizon 2007. Un tel choix permettra, dit-on, au Crédit agricole de profiter de nouvelles synergies. Dans le même sens, le président du directoire projette l’introduction en Bourse de la banque en 2008-2009. A ce moment, «nous aurons relevé le défi de faire obéir le financement de l’agriculture aux contraintes de la rentabilité des marchés financiers», précise-t-il.