Les agrumes marocains cartonnent au Canada et en Russie

Ils absorberont cette année 70% des exportations
24 MDH investis pour promouvoir le label Maroc en Amérique du Nord.

Les producteurs d’agrumes son heureux. Ils prévoient en effet une bonne campagne 2006-2007 et annoncent même que les prévisions d’exportation ont été revues à  la hausse. Ahmed Darrab, directeur de l’Association des producteurs d’agrumes du Maroc (Aspam), se veut plus précis. «Le retard actuel des pluies n’a pas eu d’effets sur les agrumes car nous tirons profit de la pluviométrie importante de l’an dernier».

Selon les dernières prévisions, les exportations d’agrumes, qui ont démarré en octobre 2006, atteindront 630 000 t contre 542 000 t en 2005-2006. Déjà  au 28 janvier, 332 181 t d’agrumes avaient été exportées vers les divers marchés, au lieu de 265 680 t à  la même période de l’année précédente.

La hausse des prévisions s’appuie, selon l’Aspam, sur la bonne campagne des clémentines (variété nour) qui a atteint 80 000 t contre 68 000 t l’année précédente. Globalement, les exportations des variétés précoces, aujourd’hui bouclées, ont atteint 203 000 t contre 190 000 t pour la campagne précédente, soit une progression de 6,8 %. La navel, elle, a vu ses exportations progresser de 29 %, à  23 900 t. Pour les variétés dites de demi-saison, salustiana et sanguine, les exportations ont atteint respectivement 12 000 et 10 300 t sur un total prévu de 68 000 t, dont 30 000 pour la première variété et 38 000 pour la seconde. Les exportations de Maroc late commenceront, quant à  elles, à  partir de mars, et devraient atteindre les 210 000 t.

Les exportations en hausse de 16%
La répartition géographique révèle que le Maroc s’est bien positionné sur les marchés nord-américains (USA et Canada) et russe. D’après les statistiques de l’Aspam, 70 % des exportations sont écoulées sur les marchés russe et canadien. Pour les clémentines, le marché canadien se consolide grâce à  un programme de promotion mis en place par l’Aspam en collaboration avec le ministère du commerce extérieur, à  travers le CMPE (Centre marocain pour la promotion des exportations). Cofinancé à  parts égales par les deux parties, ce programme coûtera 24 MDH et s’étalera sur trois ans.

En revanche, sur les marchés de l’Union européenne, la part des clémentines marocaines est en baisse en raison de la forte concurrence de l’Espagne, de l’Italie et de la Grèce. Pour les pays du Golfe, c’est l’Egypte, la Jordanie et la Turquie qui font concurrence.