L’encours des microcrédits progresse de 16% par rapport à  l’année dernière

L’encours global atteint désormais 5,5 milliards de DH. Par client, l’encours est, quant à  lui, passé de 5 691 DH à  6 325 DH en un an. La qualité du portefeuille s’est améliorée par rapport à  l’année dernière.

Le microcrédit continue de recruter de nouveaux clients. Alors que le secteur subissait une légère baisse (-1,2%) du nombre de bénéficiaires entre le 1er et le 2e trimestre de cette année, tout en enregistrant en parallèle une progression de 5% de son encours global sur la même période, les dernières tendances de l’activité fournies par le Centre Mohammed VI de soutien à la microfinance solidaire montrent une progression de ces deux indicateurs entre le 2e et le 3e trimestre.

Ainsi, à fin septembre, ils sont 864 000 clients, contre 848 000 à fin juin, à bénéficier d’un microcrédit contracté auprès de l’une des 10 associations de microcrédit (AMC) que compte le Maroc. Sur une année glissante, ce sont un peu plus de 35000 nouveaux bénéficiaires qui ont rejoint le nombre de clients actifs, soit +4,3%. L’encours global atteint quant à lui près de 5,5 milliards de DH, contre 5 milliards à fin mars et 5,3 milliards à fin juin. En un exercice, cet encours global a progressé de 16% puisqu’il atteignait 4,71 milliards à fin septembre de l’année dernière. Résultat, l’encours moyen par client est passé de 5 691 DH à fin septembre 2013 à 6 325 DH à fin septembre de cette année. Par agent aussi l’encours moyen a augmenté : il est passé de 889 818 DH à 1,03 MDH sur les 12 derniers mois. L’effectif est, quant à lui, resté stable par rapport à septembre de l’année dernière avec des hauts et des bas sur les 3 trimestres de l’année en cours.

Le portefeuille à risques à 30 jours est de 5,17%

En croissance certaine, le secteur du microcrédit est également en train de se faire une nouvelle santé. Les différents indicateurs de portefeuille à risques sont en effet à la baisse par rapport à ceux de fin septembre 2013. Le portefeuille à risques à 30 jours (PAR 30j) s’est ainsi sensiblement amélioré puisque, malgré la progression de l’encours global, il représente 5,17% de l’encours total des microcrédits au lieu de 7,16% une année plus tôt. Le constat est le même pour le PAR à 90 jours : au 3e trimestre de cette année, 4,49% des microcrédits en cours enregistrent un retard de paiement de 90 jours, contre 6,13% il y a un an. Enfin, le PAR à 180 jours s’est amélioré, passant de 5% à 3,58% de l’encours global à fin septembre de cette année. Si l’on compare les différents taux de PAR depuis le début de l’année, on constate néanmoins une légère hausse entre mars et septembre 2014.