Législatives : l’informatique a permis de connaître les résultats dès vendredi soir

C’est Netopia, une entreprise locale, qui a installé le système pour le compte de l’Intérieur.
Deux heures après la fermeture des bureaux de vote, les résultats
provisoires étaient connus.

Lors des dernières élections législatives, le pari du ministère de l’intérieur n’était pas gagné d’avance : organiser des élections transparentes et publier les premiers résultats dans les plus brefs délais pour éviter les soupçons de manipulation. L’une des principales solutions est venue de l’utilisation optimale de l’outil informatique. En fait, le Maroc s’est inspiré des méthodes IPSOS Dell qui ont été utilisées pour les élections présidentielles françaises.

C’est à Netopia, une société de la place, qu’est revenue la mission de développer la plateforme de collecte et de traitement de l’information. Il faut noter que si l’adoption de l’informatique ne date pas de la dernière consultation, le nouveau système d’information mis en place au ministère de l’intérieur a permis une meilleure gestion des listes électorales.

La véritable amélioration réside toutefois dans l’affectation des électeurs par bureau de vote. En effet, par le passé, il était impossible d’affecter manuellement, en tenant compte du lieu de résidence, les électeurs d’une circonscription à un bureau de vote, lequel ne devait pas en accueillir plus de 500. Autre élément capital dans la gestion centralisée des élections, la standardisation des procédures qui sont les mêmes qu’il s’agisse de Laâyoune ou de Tanger.

Le site dédié aux résultats a reçu un million de visites en deux jours
Au-delà de ces aspects organisationnels, le ministère de l’intérieur devait disposer des résultats provisoires des 38 000 bureaux de vote dans les deux heures suivant la fin du scrutin. Par le passé, cela ne posait pas de problèmes en milieu urbain, mais en milieu rural, où la transmission de l’information pouvait retarder les publications des résultats de quelques jours. Aussi, une plateforme informatique a été développée pour collecter les informations via le système informatique centralisé ou encore par SMS. Le tout était ensuite centralisé au ministère de l’intérieur.

En définitive, le soir-même du vote, l’Intérieur disposait d’une configuration à peu près définitive des sièges. Et c’est ce qui lui a permis, à la suite des recoupements effectués avec les calculs des commissions électorales et provinciales, de donner les résultats aussi bien pour les listes locales que pour la liste nationale, moins de 24 heures après la fin du vote, alors qu’en 2002, il avait fallu attendre 48 heures. Une semaine après, les résultats définitifs, détaillés par circonscription, étaient en ligne.

L’introduction de l’informatique dans un système centralisé d’information permet ainsi d’éviter les manipulations. En outre, les dépenses sont moins élevées que pour 71 systèmes décentralisés qu’il aurait fallu installer localement. En effet, toute la mise en place a été facturéà 7 MDH seulement.