L’Ecole nationale d’architecture fête sa 31e promotion

La promotion compte 162 lauréats, dont 15 de nationalités étrangères. L’école a formé 2 000 architectes depuis sa création en 1981.

L’Ecole nationale d’architecture (ENA) de Rabat a organisé, le 23 décembre, la cérémonie annuelle de remise des diplômes à ses lauréats, au titre de l’année académique 2015-2016. Cette cérémonie, qui commémore la 31e promotion d’architectes diplômés de l’école, a vu la remise de diplômes à 162 lauréats, parmi lesquels quinze sont de nationalités étrangères. Outre les membres des familles des lauréats et ceux du corps professoral, la cérémonie a été marquée par la présence du chef du gouvernement, de ministres, de présidents de régions, de représentants d’instances administratives, ainsi que de membres du conseil d’établissement et de plusieurs architectes.

Le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, qui a présidé la cérémonie de remise des diplômes, a estimé que, malgré les critiques dont il fait l’objet, «le système d’enseignement au Maroc donne lieu, dans certains cas, à de belles réussites». De même qu’il a mis l’accent sur «le rôle et l’importance du patrimoine architectural marocain» et sur la nécessité de le préserver. Et d’appeler les nouveaux diplômés à «ne pas oublier le modèle d’architecture traditionnelle» et à le concilier avec le moderne.

Refonte du cursus

Pour sa part, Driss Merroun, ministre de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire, considère que «l’architecture est au cœur des grands enjeux du développement de notre pays». Et de préciser que son ministère œuvre pour la consolidation du rôle de l’ENA et «le renforcement de son positionnement à travers la création de nouvelles écoles d’architecture permettant l’accompagnement des mutations et des grands défis liés aux grands chantiers de développement, initiés aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale». A noter que, depuis sa création en 1981, l’ENA a formé près de 2000 architectes. A l’heure actuelle, l’école s’est fixé comme objectif la mise en place d’une «stratégie pratique et pragmatique» de refonte de son cursus de formation, et ce, afin de rehausser son niveau de compétitivité et d’affirmer sa présence à l’échelle nationale, régionale et internationale.