Le transport de marchandises entame sa mue

La Fédération veut créer une bourse du fret où pourraient
se croiser, en toute transparence, l’offre et la demande.

Où en est-on dans la réalisation des dispositions du contrat-programme signé entre le gouvernement et la Fédération nationale du transport routier (FNTR), signé le 25 mars dernier, dans la foulée de l’entrée en vigueur de la loi 16/99 libéralisant le transport de marchandises ? Selon la Direction du transport routier, une grande partie des actions décidées dans le cadre de ce contrat ont été réalisées, ou sont en passe de l’être. Ainsi, s’agissant de l’organisation de la profession et des rapports entre les intervenants, un arrêté va être publié au Bulletin officiel dans les jours qui viennent. Ce texte s’attache à définir et à clarifier les relations entre les transporteurs, leurs clients et les intermédiaires ou commissionnaires. Il sera établi un contrat-type permettant de définir avec précision les missions de chaque partie, les conditions de transport, les documents qui doivent accompagner le véhicule et son chargement et, au-delà, la responsabilité de chaque intervenant. Ces mesures auraient bien entendu un effet limité si, en parallèle, il n’y avait pas une réforme en profondeur de tout le volet relatif à la sécurité routière. Sur ce chapitre, le ministère est décidé à moderniser son système de contrôle, même si l’élaboration d’un nouveau code de la route, la réforme du permis de conduire et l’informatisation des services des mines peinent à voir le jour.
Sur le plan de l’encouragement du secteur, les transporteurs se réjouissent de ce que le gouvernement ait enfin accédé à leur principale revendication se rapportant à la réforme de la taxe à l’essieu. Il sera établi une nouvelle grille de calcul de cette taxe pour qu’elle ne pèse plus indifféremment sur les camionneurs sur la base de la puissance fiscale de leur véhicule. Désormais, et tout en veillant à ce que les recettes de l’Etat occasionnées par cette taxe soient maintenues à leur niveau, on introduira un nouveau système qui s’attachera à rendre cette taxe proportionnelle à l’utilisation des routes et donc à leur usure.

Le mode de calcul de la taxe à l’essieu sera revu
De son côté, la Fédération nationale du transport routier, après avoir signé une convention avec l’OFPPT pour la formation de techniciens, s’apprête à ouvrir, en partenariat avec cet office, un autre centre de formation pour le transport, à l’instar de celui de Tanger. Enfin, pour mettre à niveau le secteur, la fédération veut lancer une étude pour appréhender les grandes lignes d’une action visant le regroupement des entreprises de transport, une tâche qui ne sera pas aisée dans la mesure où il s’agit souvent d’entreprises familiales, trop frileuses pour s’associer à qui que ce soit.Dans le programme de la fédération, on trouve également la mise en place d’une bourse du fret où pourraient se croiser, en toute transparence, l’offre et la demande en matière de transport de marchandises.