Le textile marocain part à l’assaut du marché américain

Les professionnels du secteur du textile marocain partent à l’assaut du marché américain à l’occasion du Salon Première Vision qui se tient les 19 et 20 janvier à New York.

Le secteur sera fortement présent lors de cette manifestation internationale, avec la participation d’une vingtaine d’entreprises accompagnées par Maroc Export, en concertation avec l’Association Marocaine du Textile et de l’Habillement (AMITH), indique un communiqué de Maroc Export.

Les entreprises cherchent à tirer profit du fait que le salon vient de s’ouvrir au sourcing, présentant ainsi tous les atouts pour développer les exportations des articles du textile et de l’habillement, notamment en mettant en exergue l’avantage comparatif de l’Accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis.

La filière dispose d’indéniables potentialités pour s’imposer sur le marché US à la faveur de cet Accord, lequel a engendré un triplement du volume des échanges commerciaux entre les deux pays durant la période 2006-2013, atteignant plus de 4,26 milliards de dollars US contre seulement 1,33 milliard de dollars en 2006, date d’entrée en vigueur de l’Accord.

Par ailleurs, les exportations marocaines vers ce pays se sont établies à près de 900 millions de dollars en 2014, enregistrant un taux de croissance de 4 pc. Les projections à l’horizon 2020 tablent sur la poursuite du rythme d’expansion du commerce entre les deux pays. Les exportations du Maroc vers le marché américain pourraient ainsi enregistrer dans les années à venir une hausse moyenne de 17 pc par an en valeurs courantes, selon le centre de conjoncture.

Le Maroc, le seul pays africain avec lequel les Etats-Unis sont liés par un Accord de libre-échange, s’est propulsé l’année dernière au rang de la deuxième plus grande destination pour les investissements directs étrangers en Afrique.

A ce jour, les entreprises américaines installées dans le Royaume ont totalisé un investissement de 790 millions de dollars et créé 100.000 emplois directs et indirects dans des secteurs aussi variés que le textile, l’agro-alimentaire, l’éducation et les industries semi high-tech.

Le Maroc est, par ailleurs, le deuxième investisseur africain sur le continent. Il ne cesse également de gagner du terrain dans les notations favorables émises par Fitch Ratings et la Banque Mondiale, ainsi que dans d’autres classements des endroits favorables aux affaires.