Le taux effectif global passe à  14,17 %

D’après les nouvelles dispositions de Bank Al Maghrib, il restera en vigueur jusqu’au 1er avril 2008.
Les clients seront mieux gérés en fonction des risques qu’ils
présentent.

Les sociétés de crédit à  la consommation se rassurent un peu plus. Le Taux effectif global (TEG) se maintient en hausse après la décision de Bank Al Maghrib, immédiatement suivie d’effet, d’en revoir le mode de calcul en octobre 2006. De 14%, il est passé à  14,17% à  compter du 1er avril et restera en vigueur une année durant. En clair, un nouveau taux sera annoncé le 1er avril 2008. Pour le nouveau système, il était décidé que, pour la période du 1er octobre 2006 au 31 mars 2007, le TEG qui matérialise en quelque sorte le Taux maximum des intérêts conventionnels appliqué par les établissements de crédit (TMICEC), ne devait pas dépasser le taux moyen pondéré pratiqué par ces mêmes établissements sur les crédits à  la consommation au cours de l’année civile précédente -c’est-à -dire 2005- majoré de 200 points de base. Partant de là , ce taux maximum est révisé le 1er avril de chaque année, sur la base de la variation du taux d’intérêt moyen pondéré des dépôts bancaires à  6 mois et un an enregistré au cours de l’année civile précédente. Le changement à  la baisse ou à  la hausse dépend donc désormais du coût des ressources. On comprendra également que pour le nouveau plafond, 2006 constitue l’année de base.

Les bons dossiers obtiennent du 10%
Notons que, comme par le passé, le TEG tient compte des intérêts proprement dits, des frais, commissions ou rémunérations liés au crédit. Ne sont pris en considération dans ce taux ni la TVA, ni les frais de dossiers dans la limite de 150 DH et d’autres charges éventuelles comme les pénalités de retard, les frais de procédures judiciaires et les frais liés à  la constitution des garanties.
Dans le secteur du crédit à  la consommation, on ne nie pas les bienfaits de la révision du mode de calcul de ce taux dit d’usure mis en place en 1997 dans le but de protéger le client. Cependant, on tient à  préciser que l’intérêt ne réside nullement dans l’amélioration des marges d’intermédiation, mais plutôt dans l’élargissement de la base de la clientèle. Ainsi, souligne-t-on, les demandes portant sur de petits montants (3 000 à  5 000 DH) dont le coût de traitement est élevé peuvent être mieux satisfaites. En outre, les guichets ne seront plus fermés aux clients risqués, alors exclus en raison de l’impossibilité pour les prêteurs d’appliquer une prime à  la hauteur du risque couru. En somme, les grands bénéficiaires ne sont autres que les clients. Encore faut-il que les sociétés de crédits jouent le jeu et s’abstiennent de viser sans discernement le plafond. Ce qui est parfois le cas, surtout si l’emprunteur n’est pas vigilant. Dans la profession, on assure qu’à  ce jour, les bons dossiers obtiennent en moyenne du 10%.