Le taux d’intégration du Groupe Renault au Maroc dépasse 50%

Ses achats de pièces détachées ont atteint 1 milliard de DH pour un objectif de 1,5 milliard en 2023. Des spécialisations à forte valeur ajoutée, à l’instar du vitrage, des jantes aluminium et des systèmes de direction et de transmission ont été développées.

L’Ecosystème Renault enregistre des avancées notables et il est sur la bonne voie pour dépasser les objectifs qui lui sont assignés à l’horizon 2023. C’est en substance ce qu’a annoncé Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, mercredi 7 mars, lors d’une conférence de presse destinée à présenter le bilan d’étape de l’Ecosystème du constructeur français, qui a fait l’objet, en avril 2016, d’une convention entre l’Etat et le groupe français.

Le Groupe Renault s’approvisionne actuellement en pièces fabriquées à partir du Royaume pour ses usines marocaines et internationales, à hauteur d’un milliard d’euros par an, avec la perspective de réaliser le double en 2023 et dépasser ainsi l’objectif initialement fixé (1,5 milliard d’euros/an). Le taux d’intégration locale du constructeur dépasse les 50% et l’écosystème formé par le Groupe Renault et ses fournisseurs a réalisé un investissement de 815 millions d’euros qui a permis la création de près de 14 000 emplois directs et indirects dans le Royaume.

50 000 emplois directs et indirects devraient être créés d’ici 2023

Selon le ministre, des métiers à forts enjeux et des technologies nouvelles font leur entrée au Maroc et développent en profondeur l’intégration locale. En effet, les métiers de l’automobile s’enrichissent de spécialisations à forte valeur ajoutée, à l’exemple du vitrage, des jantes aluminium, des systèmes de direction et de transmission ou encore d’ingénierie métiers. D’autres acteurs sont en cours d’implantation, notamment autour des technologies comme les amortisseurs, les tableaux de bord et les systèmes de navigation. Cette orientation augmente l’attractivité de l’industrie automobile nationale, selon le ministre.

L’écosystème que déploie le Groupe Renault au Maroc ambitionne, à l’horizon 2023, de créer 50 000 emplois directs et indirects, permanents, qualifiés, de générer un chiffre d’affaires additionnel de 1,5 milliard d’euros par an, issu des achats de pièces fabriquées localement et de porter le taux d’intégration locale à 65%.