Le Souss Massa Draࢠfait du marketing pour les produits de son terroir

Une stratégie définie sur la base d’une étude du cabinet Résilience
Une quinzaine de produits bénéficieront d’une promotion et 18 variétés seront introduites pour diversifier la sphère biologique.

La mondialisation ne laisse personne indifférent, les petits encore plus que les grands. Lors de la rencontre organisée par la Région du Souss Massa Draâ, sur les produits du terroir, en collaboration avec la Région d’Aquitaine, c’est toute une stratégie qui a été déclinée pour organiser, promouvoir, commercialiser et enrichir les produits du Souss Massa Draâ. En effet, comme l’a dévoilé l’étude réalisée par le cabinet Résilience, la région dispose d’une quinzaine de produits et de cultures qui reposent sur «un savoir-faire séculaire», entre autres l’arganier, connu pour ses bienfaits nutritionnels et cosmétiques, le miel produit dans les ruches traditionnelles et les dattiers. L’étude a en outre recensé 18 cultures potentielles, dont l’olivier, qui pourraient être introduites dans la région pour diversifier la sphère biologique.

Un label et une identification régionale pour les produits

En attendant, pour l’existant, on s’est attaché à identifier les marchés porteurs au Maroc, en Europe, mais aussi en Amérique du Nord et au Japon. Sont concernés les fruits et légumes frais, les huiles alimentaires, la cosmétique et les produits bio.
L’approche a concerné aussi bien les produits que les chaînes de valeur, ce qui a permis de dégager deux types de stratégies : une pour la marque indépendante, l’autre pour le partenariat avec les grossistes et distributeurs pour des zones précises de pénétration des marchés. Ce qui se traduit, d’une part, par le développement de filières pour chaque produit ou plusieurs, et, d’autre part, par le ciblage de débouchés intéressants.
Pour la chaîne de valeur des produits du terroir, il s’agira de rechercher des investisseurs et partenaires institutionnels, d’aider à l’émergence d’opérateurs locaux et de coopératives, sachant que la région compte déjà 27 coopératives et 23 Groupements d’intérêt économique, notamment pour les produits de l’arganier. En un mot, il s’agira de rationaliser l’exploitation (regroupement des producteurs, amélioration des procédés de culture), la transformation (conditionnement, stockage et conservation) et la distribution (création de marques et de labels, contrôle-qualité et concept marketing produit). Une telle stratégie contribuera, selon l’étude, à améliorer de manière importante le revenu de toutes les filières, et donc de la région. En matière d’exportation, l’étude recommande la création d’une plateforme de distribution et de promotion des marques. Mais il faudra trouver les financements pour promouvoir les produits du terroir. Pour cela, quatre sources seront sollicitées : le privé, les aides publiques au développement à travers des montages bilatéraux, les fonds environnementaux et les fondations privées spécialisées. Une telle démarche est déjà mise en œuvre dans le Souss Massa Draa puisque, pour l’accompagnement des opérateurs de la région, le Fonds SMD a alloué à cette entreprise une enveloppe de 9 MDH en plus de 30 MDH provenant du Fond Tarag du Crédit agricole. Et pour suivre la mise en place de ces actions, une commission a été créée au sein du Conseil régional